Emmanuel Macron a annoncé un grand plan de refondation de Mayotte d’un montant de 4,2 milliards d’euros sur six ans (500 milliards de F.CFP) prévoyant notamment la création d’une zone franche globale à 100 % sur 5 ans, étendue à toutes les entreprises et à tous les secteurs d’activités, pour stimuler l’économie, ainsi qu’un programme d’investissement dans des infrastructures essentielles ;
Si l’Etat n’a aucune responsabilité dans la situation dans laquelle se trouve Mayotte aujourd’hui, il n’en est pas de même en ce qui concerne la Nouvelle-Calédonie. Dès lors, si Mayotte bénéficie d’un soutien de très haut niveau, il serait légitime que la Nouvelle-Calédonie en bénéficie tout autant.
C’est pourquoi :
Le nouvel accord doit prévoir l’engagement express de l’Etat de transformer, en subvention, les prêts accordés pour un montant de 170 milliards de FCFP (COVID-19 et évènements du 13 mai) ;
Le nouvel Accord devra prévoir expressément la concrétisation des engagements d’investissement pris officiellement par l’Etat :
L’engagement pris par le Président de la République le 26 juillet 2023 lors de son discours place des Cocotiers, sur le financement par l’Etat d’une unité de production d’une énergie décarbonée, indispensable à la restauration de la compétitivité des usines métallurgiques calédoniennes (500 milliards CFP) ;
L’engagement pris par le ministre de la Justice et le ministre de l’Intérieur et des outre-mer le 22 février 2024 pour le financement de la construction de la nouvelle prison (début des travaux en 2028 – livraison en 2032).
L’Etat doit s’engager à continuer à apporter son soutien financier à la SLN (20 milliards de FCFP/an) et à l’usine du Sud (20 milliards de FCFP/an), tant que des repreneurs n’auront pas été identifiés. Dans les deux cas, sa responsabilité dans la situation actuelle de ces industries métallurgiques est engagée : pour la SLN, l’Etat est actionnaire d’ERAMET et à œuvrer au désengagement d’ERAMET de la SLN… et, pour l’Usine du Sud, l’Etat a parrainé, avec les politiques locaux, le mariage bidon avec Trafigura qui s’est terminé en fiasco intégral.







