Virginie Ruffenach a cru opportun d’annoncer ce matin au nom du Rassemblement – de manière unilatérale – sa candidature à la présidence du Congrès.
Au moment même où, pour la première fois depuis quarante ans, un président indépendantiste vient d’être élu à la tête du gouvernement, Virginie Ruffenach tente de forcer une porte dont elle n’a pas les clés.
Car l’élection d’un non indépendantiste à la présidence du Congrès nécessite un accord entre l’Avenir en confiance et Calédonie Ensemble ainsi que le soutien de l’Éveil Océanien.
C’est pourquoi nous avions souhaité que des discussions soient menées afin d’aboutir à une candidature de consensus.
Mais un consensus ne se décide pas tout seul dans son coin. Un consensus se construit.
Par sa déclaration unilatérale de candidature, au mépris des autres formations politiques, Virginie Ruffenach a pris la responsabilité d’ouvrir la voie à la réélection de Roch Wamytan.
Ainsi, à la veille de l’ultime référendum de l’accord de Nouméa, les deux institutions du pays risquent d’être présidées par les indépendantistes.
Un déséquilibre dont le pays pourrait payer le prix le 12 décembre prochain.






