À la veille de la prochaine réunion du gouvernement, pour tenter d’élire son président et à quelques jours d’une éventuelle réunion à Paris, pour évoquer la question de l’avenir institutionnel, Calédonie Ensemble a organisé une Rencontre Citoyenne pour débattre de ces différents enjeux.
Elle a débuté par un hommage à Réginald Bernut et Savelio Felomaki, deux anciens « piliers » de Calédonie Ensemble.
Philippe Gomès a débuté par une présentation de notre projet de référendum de rassemblement un projet partagé par tous les Calédoniens qui conjuguerait le « OUI » et le « NON », la souveraineté et la République, pour se substituer au 3è référendum binaire, source de tensions et d’opposition. C’est pourquoi, les échanges prochains entre forces politiques calédoniennes (du 25 mai au 3 juin) sous l’autorité du Président de la République, nous offrirons peut-être une ultime opportunité de sortir de la nasse référendaire dans laquelle nous sommes engagés.
Si le dialogue est un succès, la date du référendum doit être septembre 2022 car elle nous donnerait le temps de finaliser un projet partagé…
Dans le cas contraire, inutile d’attendre. Autant organiser le 3è référendum, le plus rapidement possible, dès octobre 2021.
Philippe MICHEL a ensuite fustigé le projet de partition proposé par l’avenir en confiance. Comment imaginer que le FLNKS accepterait une “partition” du territoire, alors qu’ils ont enfin la majorité au gouvernement, et qu’ils sont à quelques milliers de voix de la pleine Souveraineté ? Comment peut-on jeter à la baille, les 30 dernières années durant lesquelles nous avons tressé la natte d’un vivre ensemble Calédonien.
Puis, tour à tour, les élus provinciaux et municipaux – Emmanuelle Khac, Magali Manuohalalo, Jean Kays – Elus au Congrès, Jérémie-Katidjo-Monnier – Elu municipal, Joseph Manauté – membre du 17ème gouvernement – ont décliné différents sujets institutionnels :
Eviction des organismes importants du CESE, relance de la publicité sur l’alcool par l’avenir en confiance, reconduction du Prêt à Taux Zéro, création d’une commission d’enquête pour améliorer notre gestion sanitaire du COVID et l’absence de président du 17è gouvernement.
Enfin, Philippe DUNOYER a développé le budget de la Nouvelle-Calédonie. Résultat de 2 ans d’immobilisme de l’avenir en confiance qui n’a opéré aucune des réformes fiscales et sociales qui s’imposaient, la facture sera salée pour les Calédoniens : moins de 3 milliards FCFP sur la commande publique 2021 pour les entreprises, moins de 2 milliards FCFP pour le secteur associatif. Pour le secteur public, +10% sur les cotisations retraites des fonctionnaires et employeurs publics, gel des avancements et des recrutements sur deux ans ; pour le secteur privé, report de l’âge minimum de départ à la retraite à 62 ans.
Enfin 17 milliards FCFP d’impôts nouveaux attendent les Calédoniens…








