La date du 12 décembre 2021 nous surplombe.
Notre pays a rendez-vous avec son histoire : Sortir de la République ou y rester. 4 à 5.000 voix, sur 181.000 électeurs, basculent en faveur du OUI et la Nouvelle-Calédonie devient indépendante.
La responsabilité de la sensibilité non-indépendantiste est donc immense. Lors des campagnes de 2018 et de 2020, nous avons opposé nos NON au lieu d’accepter qu’ils puissent être différents.
Nous ne devons pas reproduire cette erreur. La réussite de notre campagne référendaire en 2021 résidera dans notre capacité collective à savoir rassembler les NON dans leur diversité.Le renouvellement de la présidence du Congrès nous offre l’opportunité de symboliser cette démarche nouvelle dans laquelle chaque NON a sa place.
L’élection d’Annie Qaeze, jeune calédonienne d’origine Kanak, de 32 ans, enfant des Accords, à la tête de la première assemblée du pays, incarnerait de manière emblématique cet état d’esprit.
C’est pourquoi, lors de la réunion qui s’est tenue ce matin, à la province Sud, nous avons accepté, en responsabilité, les propositions qui ont été mises sur la table, afin d’unir les forces non indépendantistes en vue de la préparation du référendum du 12 décembre :- Qu’Annie Qaeze et Virginie Ruffenach forment un ticket pour la présidence et la première vice-présidence du Congrès pour les 2 prochaines années. Ce ticket fonctionnerait en alternance entre la présidence et la vice-présidence pour chaque session de l’assemblée. Annie Qaeze serait ainsi présidente en 2021 et Virginie Ruffenach, première vice-présidente. Et en 2022, Virginie Ruffenach serait présidente et Annie Qaeze, première vice-présidente. Ce pas de temps fait sens. Il correspond à la période qui s’ouvre en Juillet 2021 et qui court jusqu’au référendum de projet de Juin 2023.
- Que tous les élus politiques non-indépendantistes soient réunis au sein d’un seul intergroupe au Congrès, pour marquer la dynamique liée au rassemblement de la diversité des NON. Cet intergroupe serait présidé par le Rassemblement et vice-présidé par Calédonie Ensemble.
- Que nous nous engagions à arrêter collectivement des positions communes à la province et au congrès, pour obtenir des votes identiques sur les principales réformes.
- Enfin, que le président du Rassemblement, signataire des Accords, puisse siéger de droit, indépendamment de ses responsabilités institutionnelles, au sein du groupe de discussions destiné à préparer le référendum de projet de Juin 2023.
Nous avons accepté TOUTES ces propositions, parce que le 12 décembre nous oblige. Thierry Santa a marqué, de manière intransigeante, son opposition à l’ensemble de ces propositions.
Nous lui avons demandé de mesurer les conséquences considérables que son entêtement fait peser sur le pays.D’abord au sein des institutions, le gouvernement et le congrès ne reflétant plus la réalité démocratique Calédonienne, à la veille du dernier référendum.
Ensuite, en réduisant à néant l’opportunité offerte à toute une génération Calédonienne de se retrouver dans un autre NON, incarné par Annie Qaeze.
Nous déplorons que des préoccupations visiblement extérieures aux enjeux du 12 décembre ne permettent pas l’élection du ticket Qaeze/Ruffenach et la création d’un intergroupe unique non-indépendantiste, pour lancer la campagne référendaire du NON, dans les meilleures conditions possibles.






