A la suite du congrès de la moitié du FLNKS qui s’est tenu à Pagou ce week-end, nous tenons à revenir sur certains aspects de la motion adoptée.
En effet, la motion rendue publique affirme que le FLNKS « décide de renouer le dialogue uniquement avec l’Etat colonial et de négocier les modalités d’accession à la pleine souveraineté (…) ».
Cette position visant à des discussions exclusives entre « Etat colonial » et « peuple colonisé », renvoie notre pays 40 ans en arrière, c’est-à-dire, avant la réunion de Nainville les Roches (1983) et les Accords de Matignon (1988).
Elle nie l’existence d’un peuple calédonien que l’accord de Nouméa qui a été constitutionnalisé a pourtant consacré au travers de la création de la citoyenneté calédonienne.
Enfin, nous regrettons au moment où 1 200 entreprises ont été détruites, où 35 000 Calédoniens ont vu leur emploi détruit ou menacé à très court terme, où une catastrophe sanitaire déferle inexorablement sur notre pays le Nord et les Iles se transformant progressivement en déserts médicaux et le Médipôle fonctionnant en mode dégradé, que, ce cataclysme économique et social soit à peine évoqué dans la motion du Congrès alors que c’est aujourd’hui le premier sujet de préoccupation de tous les Calédoniens.






