Le week-end dernier, deux élues de la province Sud, Laura Vendegou et Virginie Ruffenach ont été prises à partie lors d’un déplacement à l’Ile des Pins, dans le cadre de l’exercice de leur mandat.
S’attaquer physiquement aux élus, quelle que soit la formation politique à laquelle ils appartiennent, c’est s’en prendre à la République elle même.
Aucun groupe organisé, aucune revendication ne peut conduire les élus à renoncer à exercer les responsabilités que le suffrage universel leur a confié.
En effet, la présidente de la province Sud a annoncé, dans un communiqué en date du 2 septembre dernier, sa décision de fermer l’ensemble des services provinciaux en activité sur l’Ile des Pins – aérodrome et dispensaire compris – durant cinq jours pour « sensibiliser la population ainsi que les autorités coutumières à la gravité de la situation ».
On peut organiser une journée « île morte » en lien avec les autorités coutumières et la mairie, pour sensibiliser la population à l’importance des services publics assurés par la province.
Mais on ne peut pas « punir » toute la population de l’île, en la privant de tous moyens de transport et de toute assistance médicale durant cinq jours, en guise de représailles aux violences de quelques-uns, d’autant plus que certaines autorités coutumières sont également menacées par ces fauteurs de troubles.





