Le conclave de Deva n’a pas permis de dégager la base d’un accord consensuel.
C’est bien sûr un échec collectif vis à vis des attentes et des besoins du pays, frappé par une triple crise économique, sociale et sanitaire dont la gravité risque de s’amplifier dans les prochains mois faute de perspective et de stabilité institutionnelle.
Mais cet échec ne peut pas nous conduire dans l’impasse.
D’abord parce que nous avons identifié des points d’équilibre et de convergence sur de nombreux sujets : composition du congrès, mode d’élection du gouvernement, capacité d’auto organisation, renforcement d’un pouvoir fiscal aux provinces, délégation et association à certaines compétences régaliennes, … Ils devront nourrir nos prochains travaux pour parvenir à un consensus, condition obligatoire à un nouveau statut institutionnel.
Ensuite parce qu’il nous faut engager au plus vite des réformes majeures, avec la société civile, pour permettre la relance économique, la création d’emplois, la préservation de notre système de santé et de protection sociale. Là encore, le dépassement des clivages constitue une nécessité. Là aussi, l’urgence commande de ne pas rester statique.
Avant comme après les négociations de Déva, les priorités demeurent les mêmes et commandent de nous retrouver sur l’essentiel et d’avancer. Je ferai des propositions en ce sens dans les prochains jours.





