I – Premier constat : Le dialogue est au point mort.
Avec le Gouvernement, plus aucune réunion n’ayant eu lieu depuis 4 mois .Entre les partenaires calédoniens plus d’échanges non plus même si les « propositions de convergences pour un Grand Accord » négociées par Calédonie Ensemble restent sur la table.
II – Deuxième constat : Les camps se radicalisent.
D’un côté on a Sonia Backes qui s’en prend « aux parlementaires qui tremblent » et les menace « de foutre le bordel ! » et qui accuse les sénateurs de « vouloir mettre le feu à la Nouvelle-Calédonie ».
De l’autre, le FLNKS : « Si on considère que tout ça c’est, avec un corps électoral glissant, qu’on nous amène au fond du gouffre, à quoi ça sert d’aller au provinciales (Christian Tein – Commissaire politique de l’Union Calédonienne )».
III – Troisième constat : Le débat politique a quitté les institutions pour la rue.
Les loyalistes ont choisi de boycotter le Gouvernement d’abord et le Congrès ensuite, en déclarant les indépendantistes « illégitimes ».Par ailleurs, nous assistons depuis plusieurs jours, à des barrages et à des caillassages en divers points du territoire.
IV – Dans ce contexte, une initiative politique d’ampleur s’impose
Dans toute l’Histoire calédonienne, l’Etat n’a jamais été « un acteur neutre », mais un acteur engagé et impartial.
C’est pourquoi, nous proposons qu’une mission du dialogue, co-présidée par les présidents des deux assemblées du Parlement, soit créée, s’inspirant de l’esprit de l’initiative prise par le Premier ministre, Michel Rocard en 1988.
D’abord, parce que c’est au bout du compte le Parlement de la République, réuni en congrès à Versailles, qui aura la responsabilité de réformer la Constitution pour la Nouvelle-Calédonie.
Ensuite, parce que les présidents des deux chambres sont également présidents des groupes de contacts sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie internes à chaque assemblée.
Dès le mois de février 2024, nous avions saisi Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher de cette proposition. Nous en avions également informé le Président de la République.
Aujourd’hui, eu égard à l’urgence de la situation, nous avons décidé de rendre notre initiative publique.








