12 avril 2024 – AVENIR INSTITUTIONNEL : POUR UNE MISSION DU DIALOGUE

I – Premier constat : Le dialogue est au point mort.
Avec le Gouvernement, plus aucune réunion n’ayant eu lieu depuis 4 mois .Entre les partenaires calédoniens plus d’échanges non plus même si les « propositions de convergences pour un Grand Accord » négociées par Calédonie Ensemble restent sur la table.

II – Deuxième constat : Les camps se radicalisent.
D’un côté on a Sonia Backes qui s’en prend « aux parlementaires qui tremblent » et les menace « de foutre le bordel ! » et qui accuse les sénateurs de « vouloir mettre le feu à la Nouvelle-Calédonie ».
De l’autre, le FLNKS : « Si on considère que tout ça c’est, avec un corps électoral glissant, qu’on nous amène au fond du gouffre, à quoi ça sert d’aller au provinciales (Christian Tein – Commissaire politique de l’Union Calédonienne )».

III – Troisième constat : Le débat politique a quitté les institutions pour la rue.
Les loyalistes ont choisi de boycotter le Gouvernement d’abord et le Congrès ensuite, en déclarant les indépendantistes « illégitimes ».Par ailleurs, nous assistons depuis plusieurs jours, à des barrages et à des caillassages en divers points du territoire.

IV – Dans ce contexte, une initiative politique d’ampleur s’impose
Dans toute l’Histoire calédonienne, l’Etat n’a jamais été « un acteur neutre », mais un acteur engagé et impartial.
  • 📌 C’est pourquoi, nous proposons qu’une mission du dialogue, co-présidée par les présidents des deux assemblées du Parlement, soit créée, s’inspirant de l’esprit de l’initiative prise par le Premier ministre, Michel Rocard en 1988.
  • 📌 D’abord, parce que c’est au bout du compte le Parlement de la République, réuni en congrès à Versailles, qui aura la responsabilité de réformer la Constitution pour la Nouvelle-Calédonie.
  • 📌 Ensuite, parce que les présidents des deux chambres sont également présidents des groupes de contacts sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie internes à chaque assemblée.
Dès le mois de février 2024, nous avions saisi Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher de cette proposition. Nous en avions également informé le Président de la République.
Aujourd’hui, eu égard à l’urgence de la situation, nous avons décidé de rendre notre initiative publique.

⚠️ A défaut, le pays s’orientera progressivement, mais inéluctablement, vers un chaos politique et économique.

Partager:

Facebook
Twitter
LinkedIn
Actualités

Suggestions d'articles