« Episode I : La dérive factieuse »
Selon la définition de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES), que Sonia Backès connait bien, la dérive sectaire est un dévoiement de la liberté de penser, d’opinion ou de religion qui porte atteinte à l’ordre public, aux lois ou aux règlements, aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes.
Quel rapport avec les Loyalistes et leurs affidés ?
En quoi peut-on penser que leur dérive sectaire peut porter « atteinte à l’ordre public, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes » ?
Ainsi, sur le message des manifestations de samedi dernier, Sonia Backes affirme sans rire, « nous on était dans un message d’appel au vivre ensemble, d’appel au destin commun » (RRB/15 avril 2024)…
Pourtant, c’est bien elle qui déclarait sur les marches du Congrès, devant les manifestants le 28 mars dernier : « On va se battre, je le dis à tous les parlementaires qui tremblent, qui ont peur que ce soit le bordel en Calédonie, le bordel, c’est nous qui le mettrons »…
C’est encore elle qui enfonçait le clou dans la Voix du caillou (12 avril 2024), la veille des manifestations : « Si seule la menace fonctionne, et bien que Paris sache que tout le monde est capable de la mettre à exécution »…
C’est toujours elle qui dans le même journal affirmait : « Il y a des gens qui en ont vraiment marre et qui auront envie d’aller plus loin. Ce ne sont pas juste des mots (….). Pour l’instant, on leur a dit de ne rien faire, mais si on continue à se faire marcher dessus, cela va mal se finir ».
C’est bien son acolyte, Nicolas Metzdorf, qui lançait sa Fatwa lors de leur meeting de rentrée politique à Ko Wé Kara, le 16 février dernier : « J’en ai marre de subir le racisme des indépendantistes, j’en ai marre de subir leur haine, j’en ai marre de subir leur bêtise, j’en ai marre de subir leur manque de courage, j’en ai marre de subir leur incompétence »…Ou encore, Gil Brial, « les indépendantistes ont une stratégie, couler l’économie pour nous faire partir, on ne se laissera pas faire (28 mars 2024) ».
Alors, après autant de déclarations incendiaires des guerriers des dîners en ville des quartiers sud, invoquer le « vivre ensemble » et le « destin commun », comme message de la manifestation, c’est un peu osé…





