novembre 22, 2012

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MOTION DE CENSURE: L’ARTICLE DU JOURNAL DEMAIN

Réuni mercredi soir en Conseil politique, le parti de Philippe Gomès dont la concertation avec les autres groupes politiques n’a pas eu l’effet escompté, a choisi de déposer une motion de censure pour, dit-il, lutter contre la paralysie du gouvernement. Mais il attendra la fin de l’année, et plusieurs rendez-vous décisifs. L’affaire est bouclée. Ce sera donc une motion de censure. « Une première en Nouvelle- Calédonie ». Une option politique inscrite dans la Loi organique qui permet, comme son nom l’indique, que l’on censure le gouvernement, qu’on le renouvelle. Pour y parvenir cependant, un texte, signé par au moins onze membres du Congrès, expliquant les raisons d’une telle démarche et les objectifs poursuivis, doit recevoir une majorité de 28 voix, avant d’enclencher une nouvelle élection dans les quinze jours. Et contrairement à une démission en bloc du gouvernement, elle implique une prise de position de la part de tous. La « meilleure option dans le contexte actuel » a estimé Calédonie ensemble qui menace donc une nouvelle fois, quoi que sous une forme nouvelle, l’exécutif en place ou du moins ce qu’il en reste. Échec de la concertation Pour justifier sa démarche, Calédonie ensemble a rappelé avoir lancé une concertation fin octobre auprès des différentes mouvances politiques du Congrès pour installer un nouveau gouvernement « en vue de restaurer la stabilité, le dialogue et la mise en œuvre des réformes ». Trois propositions ont ainsi été faites : la recherche d’un accord politique sur la poursuite de l’Accord de Nouméa avec des réformes prioritaires, la création d’une liste unique non indépendantiste, et la recherche d’un consensus sur le nom d’un président non indépendantiste. Sauf que les réponses ont été franchement hostiles. « Si à titre individuels tous les élus ont approuvé notre diagnostic et notre proposition de changer le gouvernement a relaté Philipe Michel, les états majors de la coalition (ndlr, Rump-UC-PT) ont refusé toute discussion. Seul le Palika s’est dit favorable à un changement d’exécutif reposant sur la concertation ». C’est pour cette raison expliquent encore les responsables du parti et aussi « parce qu’une initiative doit être prise par la première formation du pays » que Calédonie ensemble a du réétudier ses options. « Ne rien faire serait confortable pour Calédonie ensemble mais dangereux pour le pays. Renverser le gouvernement serait une option risquée pour le pays et pour nous puisque aucun accord n’a été trouvé a résumé Philippe Michel (…) La motion présente en revanche plusieurs avantages : les partis devront prendre leurs responsabilités à l’égard des calédoniens (…) et si elle est adoptée cela voudra dire que l’on tourne la page ». Calendrier Plusieurs autres facteurs entrent également en ligne de compte. L’élection ce week-end d’un nouveau président à l’UC pour succéder à Charles Pidjot alors que « deux mouvances » se dessinent : « l’une favorable au statut quo composée notamment des membres du gouvernement actuel et l’autre favorable à un abandon définitif de la coalition avec le Rump ». Idem avec le Rump qui tiendra son congrès le 15 décembre : « le clan du Mont-Dore qui ne veut rien changer et les «Yannistes» qui souhaitent rétablir un rapport de force avec les indépendantistes et restaurer l’entente entre non indépendantistes ». Des clivages qui pourront justement faire peser la balance dans le cadre d’une motion de censure. Car Calédonie ensemble aura besoin de 17 voix en plus de ses 11 voix. Le parti attendra donc la fin de l’année que passent ces échéances, ainsi que le comité stratégique industriel, la visite du ministre des Outre-mer et le Comité des signataires. La motion, si elle est votée, sonnera alors définitivement l’explosion de la coalition décriée par les électeurs.  Lire l’article sur le site du journal Demain

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FOCUS MÉDIA

LA VÉRITÉ SI JE MENS !

Décryptage des médias – Novembre 2012 Semaine après semaine, mois après mois et cela depuis des années, Pierre Frogier nous montre qu’il semble incapable de se tenir à une idée, une proposition, une analyse… Si nous devions sourire, nous dirions que ce n’est pas la girouette qui tourne, ni même le vent, c’est le président du RUMP ! Assénons-en une nouvelle preuve. Le 22 juin dernier, dans les Nouvelles-Calédoniennes, au sortir de la déroute que venait de subir le parti qu’il dirige et la victoire aux législatives des candidats de Calédonie Ensemble, Pierre Frogier était interrogé sur les comités de pilotage. Voici ce qu’il déclarait : « Je suis à l’origine des différents comités de pilotage sur la sortie de l’accord. Ils étaient là pour nous aider à sortir des clivages anciens. Nous y sommes revenus. Ils n’ont donc plus de raison d’être ». (LNC, 22/06/12) Cinq mois plus tard, évoquant l’élection de Daniel Goa à la présidence de l’UC et la volonté de ce dernier de poursuivre la politique de Charles-Pidjot, Pierre Frogier expliquait : « Et pour moi, c’est rassurant dans la mesure où ont été mis en place, en juin 2010, trois comités qui me paraissent très importants pour la suite : le comité du bilan de l’Accord de Nouméa, le comité de réflexion sur les évolutions institutionnelles, et puis surtout le comité stratégique industriel et métallurgique ». (RRB, 20/11/12) Que dire de plus ?

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