avril 6, 2013

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LES ENFANTS DE KONÈ CHANTENT L’HYMNE NATIONAL ET L’HYMNE CALEDONIEN

Parmi les meilleurs moments de la tournée en brousse de nos élus, celui-ci fut sans contexte le plus émouvant pour le député de la seconde circonscription et pour le président du congrès venus en visite. Ce mercredi 3 avril 2013, devant Philippe Gomès et Gérard Poadja, les élèves de CM1-CM2 de l’école publique de Koné, ont chanté notre hymne national « la Marseillaise » et notre hymne calédonien « Soyons unis, devenons frères » avec une grande joie et beaucoup de conviction. Nous les remerciions, les enfants, maîtres et maîtresses pour ce beau moment. Venez découvrir la chaîne Caledonie Ensemble suret abonnez-vous pour suivre l’actualité !

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WASHETINE INVITÉ DU JT

Dimanche 31 mars dernier, Charles Washetine était l’invité politique du journal télévisé de Nouvelle-Calédonie 1ère. Le porte-parole du Palika a rappelé à cette occasion le positionnement de son parti qui a salué les réformes mises en place depuis 2004, notamment par le gouvernement Themereau, puis, en 2009 celles entamées par le gouvernement Gomès. Rappelant le positionnement du Palika dans le monde indépendantiste, Charles Washetine a aussi évoqué longuement son attachement au respect de l’accord de Nouméa. Venez découvrir la chaîne Caledonie Ensemble suret abonnez-vous pour suivre l’actualité ! Retrouvez ci-dessous, l’intégralité de la retranscription de cette interview: Journaliste : Charles Washetine, bonsoir. Charles Washetine : Bonsoir. Journaliste : Vous êtes un des porte-parole du Palika, avec Paul Néaoutyine qui est également porte-parole. Avant de vous poser des questions, on va regarder quel est le positionnement du Palika sur l’échiquier politique local. Vous détenez huit communes, huit membres sur 54 sièges au Congrès, vous n’avez aucun élu dans les îles, et en revanche, dans le Nord, vous êtes aux commandes de la plus riche des trois provinces. Journaliste : Dans une récente enquête d’opinions commandée par le gouvernement local, Paul Néaoutyine est en tête des hommes politiques préférés des Calédoniens. C’est dire si, sans communication offensive, le leader du Palika, avare d’occupation du terrain médiatique, a su s’imposer comme leader incontournable dans le pays. Il faut dire que le développement spectaculaire de la province Nord, dont il est le président, a contribué à cette image d’homme pragmatique qui a fait du développement économique une priorité par rapport aux discours idéologiques. En cela, la différence avec l’UC, autre grand frère indépendantiste, est notable. Le Palika apparaît donc aujourd’hui comme un mouvement indépendantiste modéré, et ses relations avec l’UC sont souvent tendues. Le parti critique le rapprochement de l’UC et du Parti travailliste, au motif notamment que ce dernier né de la famille indépendantiste s’est toujours opposé à l’Accord de Nouméa. Un texte majeur qui tient lieu de feuille de route pour le parti de Paul Néaoutyine. Mais les divergences ne s’arrêtent pas là. En 2011, le Palika est opposé à la chute du gouvernement Gomès, voulue par l’UC, et une fois de plus, les adversaires du Palika l’accusent de jouer une partition un peu trop harmonique avec les non-indépendantistes de Calédonie ensemble. Enfin, sur l’affaire de la levée des deux drapeaux, le Palika estime que c’est pour un temps bien défini car, selon l’Accord de Nouméa, il faut rechercher un drapeau pour tous les Calédoniens. Journaliste : Comment est-ce que vous expliquez cette aura de Paul Néaoutyine, sa cote de popularité dans l’opinion calédonienne ? Charles Washetine : Je crois que Paul Néaoutyine a toujours été constant dans ce qu’il dit. C’est un homme de conviction. Je rappelle qu’il fait partie de ceux qui ont créé le Palika et que le Palika se bat pour l’émancipation du pays, se bat pour l’indépendance du pays, s’est donné une méthode de travail également et des axes qui permettent au pays d’accéder à l’indépendance. Il est resté sur cette ligne de conduite. Il y a eu un moment, dans l’histoire du Palika… Journaliste : Il y a eu une ligne plus forte, plus dure ? Charles Washetine : Tout au début du mouvement, on a privilégié le travail de terrain, parce qu’il fallait expliquer pourquoi se battre pour l’indépendance du pays. À un moment donné, on s’est ralliés au sein du Front indépendantiste pour occuper également l’espace institutionnel, parce qu’on considère que c’est aussi un levier qui nous permet d’engager un certain nombre de réformes, pour asseoir un petit peu mieux encore l’indépendance. Depuis les accords successifs, le discours que tient le Palika, par rapport à l’avenir du pays, reste inchangé. Effectivement, dans le reportage, vous parlez du pragmatisme, c’est aussi ça qui plaide, tout au moins, par rapport au sondage qui a été fait. Journaliste : Parti indépendantiste modéré, est-ce que ça vous correspond bien, aujourd’hui ? Charles Washetine : Je crois qu’on a fait le choix de vivre pleinement l’Accord de Nouméa, et je crois que depuis 98, nous n’avons pas varié sur le profil que l’on a, c’est-à-dire que nous, nous restons un mouvement qui prône l’indépendance du pays. Nous avons signé cet accord avec l’État et le Rassemblement, à l’époque, le RPCR, et l’État, des engagements pris par les uns, et par les autres. C’est notre feuille de route. Le Palika l’a dit, c’est même nous qui l’avons proposé dernièrement, l’Accord de Nouméa, c’est notre parole, ça a été le mot d’ordre pour les dernières législatives. Journaliste : Cette proximité qu’on vous prête à Calédonie ensemble, elle est vraie ? Charles Washetine : Nous, nous disons qu’on a la responsabilité de porter le pays à son émancipation. Assumer ce défi suppose aussi qu’on engage des grandes réformes. Et il s’est trouvé que depuis la mise en œuvre, enfin, tout au moins, depuis 98, les premières réformes qui ont été engagées au niveau du pays ne datent que de 2004, parce qu’avant 2004, il n’y a rien qui a été mis œuvre, y compris les transferts, etc., et au moment du gouvernement Thémereau, à l’époque. Je crois que c’est, effectivement, là, parce qu’il y a un programme qui est clair. Nous avons travaillé pour que le programme qui a été proposé par le gouvernement Gomès à l’époque soit mené à terme. Ceci explique peut-être le fait qu’il y ait une relation de proximité entre nous et Calédonie ensemble, mais ça reste des liens liés à la manière de conduire des politiques publiques. Ceci dit, Calédonie ensemble reste totalement opposé à l’indépendance du pays… Journaliste : Il y a des choses qui vous différencient, vous n’êtes pas du tout sur même schéma à l’avenir ? Charles Washetine : Absolument. Nous, on a toujours considéré que nous n’avons pas…, même si on est partenaires dans le cadre de l’accord, ce sont quand même nos adversaires politiques, parce que nous, nous nous battons pour faire accéder le pays à l’indépendance. Journaliste : Cela fait

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