mars 10, 2014

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L’ECHO DU LUNDI (5)

Ma chère Elizabeth, Petite forme ce matin non ? Votre chronique hebdomadaire n’avait pas le panache d’autrefois. Nous couvez-vous quelque chose ? Le vent électoral se lève, y-êtes-vous si sensible ? Prenez soin de vous, le lundi matin on a toujours besoin d’une petite pointe de colère pour se remettre du week-end. Votre chronique fait souvent l’affaire. Sachant que ce n’est pas la prestation de votre candidat Briault lors du débat télévisé de la semaine dernière qui pouvait vous soigner de votre mal, vous avez eu raison de ne pas l’évoquer. Je remarque, taquine, que sur ce point vous faites comme Monsieur Yanno : vous ne parlez point des sujets qui fâchent. Cette semaine, c’est donc la mission du comité de décolonisation de l’ONU qui fait vos choux gras. Le président du congrès les ayant mandés à visiter notre bonne terre de Calédonie pour – si possible – mettre leur nez dans les listes électorales afin d’en exclure quelques malheureux citoyens trop fraichement débarqués. Et que ne nous dites-vous pas de ces mandataires des terres lointaines membres du comité des 24 : « ces petits pays [qui viennent] mettre le nez dans nos affaires » (chronique du 10/03/2014) Comme c’est vilain. Pourtant lorsque votre ami Harold Martin allait à New-York dégueuler sur les Calédoniens face à ce même comité, que disiez-vous alors ? Elizabeth Nouar : «C’est ce nouveau climat qu’a voulu, aussi, traduire Harold Martin, quand il a directement mis en cause, devant l’assemblée générale de l’ONU, la campagne d’un parti non-signataire de l’Accord de Nouméa qui a, pour la première fois, remporté les deux postes de député au parlement français » (chronique du 15/10/2012) Le climat d’alors vous semblait-il plus favorable pour qu’un de vos sponsors aille rapporter vos amertumes au siège du machin Onusien, justement devant les représentants de ces « petits pays » ? Du reste, j’aimerais vous dire que vous n’êtes pas très gentille avec le bilan de votre famille politique. Lorsque vous déclarez que l’ONU nous traite « comme si nous étions une république bananière », je vous rappelle que si nous ne sommes pas loin d’en être une c’est du fait des élus aux manettes de la Nouvelle-Calédonie depuis plusieurs années. Que voulez-vous, à force de s’acoquiner avec les indépendantistes les plus radicaux pour gérer le pays on en vient à faire l’admiration des représentants Papous. Le maître vient simplement féliciter le bon élève que vous êtes. Et puis, pour vous dire une autre vérité, lorsque vous racontez que « L’ONU ne nous lâchera pas » et bien, on s’en fout un peu, nous autres Calédoniens, de ce que pense l’ONU. A fortiori lorsqu’il est représenté par le Sierra Leone, la Papouasie ou Fidji. D’ailleurs à propos de ce dernier, c’est étrange cette volonté que vous avez de défendre le régime Fidjien. Non seulement vous le définissez comme « un grand pays de la zone » (juste après l’avoir traité de « petit pays » une minute avant, mais bon, je n’en suis plus à compter toutes vos incohérences…) mais vous continuez à en vouloir à ceux qui condamnent le régime militaire du dictateur Fidjien car selon vous « Il n’est pas besoin de focaliser contre le représentant des Fidji » (chronique du 10/03/2014). Déjà l’année dernière vous disiez : « L’hostilité de Philippe Gomès à l’égard du commodore Bainimarama interpelle : pourquoi une telle détestation à l’encontre de ce chef d’État ?» (chronique du 24/06/2013) Ben oui, c’est vrai ça pourquoi ? Puisque nous aussi nous sommes sur le chemin d’une république bananière, on va pas commencer à cracher sur nos consœurs. Elles peuvent nous apprendre des trucs. Il parait qu’elles sont très fortiches dans la réalisation de médias de propagande. Elizabeth, je vous sens poindre à ce sujet une petite touche d’admiration non-dévoilée… Je ne reviendrai pas par contre sur vos petites manigances et celles du tandem Frogier-Wamytan visant à dramatiser la situation actuelle : « On peut penser et craindre que les indépendantistes n’en resteront pas là » (chronique du 10/03/2014), dites-vous. Ça vous plairait bien n’est-ce pas, une petite radicalisation ? Comme au bon vieux temps quoi. Surtout si les Onusiens sont aidés par «leur ami Roch Wamytan» Cet ami qui utilise son titre et ses prérogatives de président du congrès pour mener sa sale besogne. D’ailleurs, à ce propos, que nous disiez-vous il y a six mois sur l’élection de Roch Wamytan à la tête du congrès ? Rafraichissons-nous la mémoire : Elizabeth Nouar : « Tout le monde a bien compris que la présence d’un indépendantiste au perchoir du boulevard Vauban, ce n’était pas la fin du monde » (chronique du 12/08/2013) Vos prédictions politiques, Elizabeth, sont décidément à la hauteur de votre objectivité journalistique. Par contre, ce matin, j’ai – une fois n’est pas coutume – été d’accord avec vous. Vous dites que beaucoup ont envie d’asperger certains de « goudron et des plumes ». Vous avez parfaitement raison. Et si vous le voulez bien, ces 23 et 30 mars prochains, on va commencer par vos amis. Mais rassurez-vous, ça sera pas la fin du monde. A la semaine prochaine ! Madame Montravel Source : Calédosphere

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VISITE D’UNE DÉLÉGATION DU COMITÉ DE DÉCOLONISATION DE L’ONU : MISE AU POINT

Communiqué du lundi 10 mars 2014 Au moment où la délégation du comité de décolonisation de l’ONU débute ses entretiens, il nous semble nécessaire de rappeler la position de Calédonie Ensemble sur cette visite. L’ONU et la Nouvelle-Calédonie : des relations qui ne doivent pas être instrumentalisées Depuis 25 ans, nous avons réalisé de considérables progrès en Nouvelle-Calédonie en matière d’émancipation, de développement, de rééquilibrage et de bien vivre-ensemble. Comme convenu par l’accord de Nouméa, le processus engagé doit être « porté à la connaissance de l’ONU », mais cela n’autorise pas l’organisation d’une visite impromptue, à l’initiative du FLNKS, et ciblée sur un sujet monté en épingle avec des arrières pensées électorales, d’autant plus que la présence de Fidji dans la délégation, pour vérifier le bon fonctionnement de notre démocratie, et plus particulièrement le bon déroulement des opérations de révision des listes électorales, apparait pour le moins surprenante… Les conséquences du « gel » Lorsque le « gel » du corps électoral a été voté par le Parlement en 2007, il n’a jamais été question que celui-ci puisse priver du droit de vote des personnes arrivées avant le 8 novembre 1998. Les indépendantistes étaient à l’époque d’accord sur ce point, et nous communiquerons à la délégation des documents démontrant que cette interprétation était parfaitement admise. En conséquence, Calédonie Ensemble soutient, conformément au rappel sur la lettre et l’esprit de l’accord de Nouméa effectué par le premier ministre à l’Assemblée nationale il y a 2 semaines, toutes les personnes dont les demandes d’inscription ont été rejetées, alors qu’elles sont arrivées avant le 8 novembre 1998. De même, nous nous opposerons aux demandes de radiation que le FLNKS pourrait formuler devant les tribunaux, suite à son échec devant les commissions administratives chargées de la révision de la liste spéciale. La question des 5000 électeurs nés en Nouvelle-Calédonie Concernant les 5000 personnes natives de Nouvelle-Calédonie, dont 2000 Kanak, présentes sur la liste électorale générale mais pas sur la liste spéciale, nous rappelons que cette situation est simplement due au fait que ces personnes n’ont jamais fait les démarches nécessaires. Nous communiquerons à la commission copie du courrier adressé il y a un an par Philippe Gomès à Roch Wamytan visant à ce que ces personnes puissent être inscrites d’office sur la liste spéciale. Roch Wamytan n’a jamais donné suite à ce courrier, ce qui ne l’a pas empêché de dénoncer cette situation devant le comité de décolonisation de l’ONU, et l’un de ses collaborateurs de déclarer à la chaine australienne ABC : « Il y a eu beaucoup de tricherie et de manipulation (…) particulièrement à Nouméa. Et beaucoup de jeunes kanaks n’ont pas été inscrits pour les prochaines élections. » Les fraudes avérées constatées à Ouvéa Enfin, nous inviterons les membres de la délégation du comité de décolonisation à se renseigner sur les fraudes avérées constatées sur les listes électorales de la commune d’Ouvéa, qui ont valu à deux élus indépendantistes de sévères condamnations.  

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« JE SOUHAITE DONNER À NOUMÉA LE DESTIN QU’ELLE MÉRITE »

À quel titre désirez-vous vous exprimer dans cette page ? En tant que femme engagée pour mon pays, un engagement fait de convictions, d’actions et d’attachement aux valeurs de la République. Comment et pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique alors que votre parcours professionnel ne vous y prédisposez pas particulièrement ? D’abord le refus de toutes les injustices et la volonté de porter les valeurs que m’ont inculquées mes parents : travail, franchise et désir de se mettre au service des autres plutôt que de soi-même. Ces valeurs doivent être défendues en politique. Que signifie pour vous le terme « engagement » ? Faire preuve de courage et de volonté. C’est nécessaire pour mener ses actions sans jamais renier ses convictions. C’est aussi une question de confiance avec les électeurs. Lorsqu’on s’engage, il importe d’être au rendez-vous des attentes que l’on suscite. Quels sont à vos yeux, les atouts et les inconvénients d’être une femme en politique ? N’allez surtout pas croire que parce que vous êtes une femme les choses sont plus faciles ou que les portes s’ouvrent plus rapidement. Au contraire ! Il faut savoir se faire entendre et respecter, en un mot, il faut d’abord se battre pour être acceptée. C’est le cas en politique, mais aussi dans le monde professionnel et dans nombre de domaines de la vie quotidienne. C’est pourquoi je me suis très fortement investie, tout récemment encore dans l’examen à l’Assemblée Nationale du projet de loi sur l’égalité entre hommes et femmes, et dans le combat que les femmes ont dû mener en particulier pour instaurer la nécessaire parité en politique qui demeure un monde d’hommes. Dans quelle Calédonie idéale aimeriez-vous vivre ? La Calédonie que je veux pour demain passe d’abord par la construction d’un destin partagé. C’est indispensable compte-tenu de notre histoire et ce n’est pas qu’un slogan, c’est au contraire très concret et sa construction commence ici, dans nos rues et dans nos quartiers. Cette Calédonie dont je rêve, elle est résolument française, c’est un point essentiel de mon engagement politique, car pour moi les valeurs de la République ont du sens : la liberté, l’égalité et surtout la fraternité, car quelle que soit notre couleur de peau, nous sommes frères dans la République. C’est pour moi la base indispensable de toute vie en société. Comment y parvenir, en sommes-nous éloignés ? Oui, car le chemin qui  reste devant nous pour construire cette Calédonie ou chacune et chacun aura sa place, sans exclusive, est encore long et difficile. Comment faire comprendre aux uns et aux autres que sortir de la France est périlleux ? Comment faire comprendre que la France est terre de liberté et que cette liberté n’a pas de prix ? Comment faire comprendre que les acquis qui sont les nôtres aujourd’hui sont précieux face à l’inconnu que représenterait une Calédonie indépendante ? C’est bien là tout l’enjeu de cette dernière mandature de l’accord de Nouméa et des élections prochaines. Comment envisagez-vous cette année 2014 qui commence et qui préoccupe tant les Calédoniens ? 2014 sera effectivement une année décisive pour la Nouvelle-Calédonie et c’est pourquoi il importe que, quelles que soient sa place ou ses fonctions, chacun l’aborde avec calme et esprit de responsabilité. Il faut tourner le dos aux batailles d’egos et aux politicailleries afin de se concentrer sur l’essentiel. Le moment viendra ou il faudra s’assoir à la table des négociations pour construire un véritable vivre-ensemble calédonien. Pourquoi les municipales à Nouméa ? Parce que c’est Nouméa ! Que j’y suis née, que j’y travaille et que j’y vis, mais surtout parce que j’ai la passion de ma ville et que je veux lui donner le destin qu’elle mérite. Je veux faire vivre ses quartiers, en soutenir la créativité et les initiatives, en fédérer les talents et les énergies.  Ce ne sont pas que des mots. Le changement que je propose, il est matériel et concret. Ce que je veux au fond, c’est que sonne l’heure du réveil pour cette ville et je veux changer Nouméa avec les nouméens.

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LE DÉBAT DES MUNICIPALES AVEC SONIA LAGARDE

(Nouméa,  6 mars 2014) – Dans le cadre de la campagne pour les municipales, Nouvelle-Calédonie 1ère organisait jeudi 6 mars un débat entre tous les candidats à la mairie de Nouméa. Des échanges en direct qui ont permis à Sonia Lagarde de décliner les thèmes de sa campagne et de s’adresser aux Nouméens. « Puisque que le moment est arrivé ce soir, je vais dire aux Nouméens les yeux dans les yeux et au moins ce sera clair pour tout le monde : si demain les Nouméens me font confiance et bien je démissionnerai de mon mandat à l’assemblée nationale parce que je considère que pour s’occuper convenablement d’une ville de 100000 habitants on doit le faire à plein temps«  C’est ainsi que Sonia Lagarde a répondu à l’un de ses contradicteurs, lors de ce débat. Jean-Claude Briault, 4ème adjoint au maire sortant, lui reprochait en effet un manque de clarté quant à son positionnement vis-à-vis d’un potentiel cumul des mandats de député et de maire. La réponse directe et courageuse de la députée l’aura si bien décontenancée qu’il n’a plus pipé mot durant les minutes suivantes. « Le bilan en matière d’insécurité ne plaide pas en la faveur des candidats sortants » Face à la montée en continu des actes de la délinquance, la candidate a réaffirmé qu’en « aucun cas les caméras de vidéo-surveillance ne pouvaient se substituer à la présence policière» et qu’en matière de lutte contre l’insécurité il fallait « réorganiser  la police municipale afin de permettre aux agents d’être davantage sur le terrain » pour assurer la tranquillité des habitants de la commune. Interrogée sur l’affaire de la Baie de la Moselle, Sonia Lagarde a déploré la gestion de ce dossier par Gaël Yanno qui s’est retrouvé obligé de raser au bulldozer des cases mises en place – avec l’accord de la mairie – par le collectif Une Tribu dans la Ville. « A partir du moment où on prend l’autre en considération et bien on commence à faire le chemin ensemble », ce qui n’a pas été fait par l’équipe sortante. Dans le même esprit, la candidate a rappelé son opposition à la légalisation des squats « qui introduirait deux catégories de citoyens » au sein de la ville. Dernière intervenante invitée à conclure l’émission, Sonia Lagarde est revenue sur son programme : « Notre programme il est réaliste et il est concret. Il est l’émanation d’une équipe solide et unie. Ce que je propose aux Nouméens c’est un nouveau destin et un nouveau chemin pour Nouméa » Elle a enfin adressé un message aux téléspectateurs : « Les 23 et 30 mars prochain, vous aurez l’occasion de faire basculer le destin de Nouméa et je vous propose que nous changions Nouméa ensemble » Retrouvez ci-dessous les interventions de Sonia Lagarde lors de ce débat pour les municipales de Nouméa (sources : NC1ère)

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GOUVERNEMENT MARTIN / BACKÈS / ROBINEAU : « APRÈS NOUS, LE DÉLUGE ! »

Sylvie Robineau : « On a besoin de 4 milliards, tout confondu, pour finir l’année 2014. Le deuxième semestre 2014 va être extrêmement difficile et ceux qui vont être élus vont être vraiment dans la difficulté dès le deuxième semestre 2014. (…) Et en 2015, c’est pas 4 milliards qu’il nous faudra, c’est 10 milliards. » (RRB, 06/03/2014) Après trois années et demie aux affaires, le gouvernement Martin-Backès-Robineau reconnait laisser les régimes sociaux en situation de faillite.   Merci la Coalition !

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