mars 14, 2014

Catégories
ACTUALITÉS

HAROLD MARTIN HUMILIÉ

Ce soir, les spectateurs de Nouvelle-Calédonie 1ère ont assisté à un très grand moment de télévision lors du débat qui opposait les prétendants à la mairie de Paita. On y a vu un Harold Martin totalement désœuvré face à la réalité de son bilan, jugé catastrophique par l’ensemble de ses adversaires. Apparaissant dès le début de l’émission comme étant sur la défensive, le maire sortant, qui accuse 19 ans à la tête de la commune, s’est pris durant plus d’une heure et demie une volée de bois vert non seulement par ses principaux adversaires mais aussi par les habitants de Paita interrogés par NC 1ère. Dans les faits, chacun – à sa manière – a énuméré le bilan désastreux de ces deux décennies de mandat et les promesses que le président du gouvernement n’a pas respecté. S’il y a bien une chose qui a fait l’unanimité autour de la table, chez les indépendantistes comme chez les loyalistes, c’est le constat accablant selon lequel Paita est devenue « une ville dortoir » et qui manque cruellement de toutes les infrastructures dont disposent les autres communes de l’agglomération. Des moments cultes Parmi les moments qui resteront peut-être dans les mémoires, on pourra citer celui où le maire sortant reproche à son adversaire de vouloir créer une piscine municipale, celui-ci sortant alors de sa poche le propre programme d’Harold Martin de 2008. Il y indiquait dans un édito signé de sa plume « qu’il s’engageait à réaliser une piscine de « classe internationale » durant le mandat 2008-2014 ». Mythique. Les habitants de Paita retiendront également les gesticulations du maire sortant sur l’assainissement dont il balaye la mise en place d’un revers de main en proposant ni plus ni moins « d’utiliser les palétuviers comme station d’épuration » Les écolos apprécieront. Quant au candidat de « L’unité dans la diversité pour le vivre ensemble », choisissant de ne pas improviser, il a tout simplement lu le petit texte qu’il avait préparé avant le débat. Un moment qui restera dans les annales de la télévision calédonienne. Source : Calédosphere

En savoir plus »
ACTUALITÉS

TANT DE PROMESSES NON TENUES : LE BILAN ÉLOQUENT DE MARTIN À PAÏTA

A la tête du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Harold Martin ne s’est pas gêné pour présenter, il y a quelques semaines, un bilan très élogieux de l’action de l’exécutif qu’il préside. Mais ce dithyrambique testament n’avait pas résisté à notre analyse comparative avec son discours de politique générale. Au niveau municipal, il en va de même lorsqu’on prend la peine de relire son programme de campagne de 2008, largement mis en évidence ce jeudi 13 mars, lors du débat diffusé par NC1ère. En effet, les promesses non tenues sont si nombreuses qu’on peut également parler de faillite généralisée pour le maire sortant de Païta. Il y a six ans maintenant, le candidat Martin nous expliquait donc, dans un joli catalogue tout en couleurs que le contrat social de sécurité était le meilleur outil de prévention. Il allait même jusqu’à déclarer que Païta était « aussi sûre que la Suisse ». Mais il n’était pas question de compte bancaire, juste de comparatif de taux de délinquance. Or, aujourd’hui, force est de constater que cette commune, qui enregistre une hausse conséquente de l’insécurité, est bien loin d’être aussi rassurante que la Confédération helvétique. Toujours dans le domaine de la sécurité, M. Martin promettait la création d’une police municipale. « De même une police municipale doit recevoir l’aval des autorités judiciaires et administratives de l’Etat. Elles sont en cours et devraient aboutir dans les prochains mois. » Mais six ans après, rien de rien ! Pourtant, le maire s’engageait à l’époque « à faire de la création d’une police municipale de proximité à Païta, une priorité absolue du début de mandat ». Sauf que cette priorité fut oubliée, comme tant d’autres promesses… Autre création qui n’a jamais franchie le stade des promesses, la piscine municipale annoncée comme une installation phare dans ce programme de 2008. « Une piscine est devenue indispensable à Païta. Ce troisième mandat sera pour nous l’occasion de réaliser dans la commune une piscine aux normes internationales. » Cet autre projet a visiblement coulé, corps et biens, dans les abysses de l’oubli, si cher à M. Martin durant cette précédente campagne. Toujours dans le domaine du sport, le maire sortant de Païta annonçait un grand stade 100% dédié au football. Force est de constater que « cet équipement novateur », un terrain synthétique qui devait être « une première en Calédonie », n’a pas connu un meilleur résultat que la piscine municipale. Dans ce même programme, sûrement trop ambitieux pour être vrai si on en juge par son faible taux de réalisations, Harold Martin promettait un marché municipal de toiles et de verdure. Six ans après, ni toiles ni verdure, mais toujours ce terrain très boueux lorsqu’il pleut à la disposition des exposants et des clients. Du côté de Tontouta, le maire en campagne promettait beaucoup, sans doute trop, avec un circuit auto-moto, une salle omnisports et une médiathèque. Résultat, six ans après, alors que M. Martin avait « demandé que soient lancées les études pour la réalisation d’une salle omnisports à Tontouta », le néant. Ces quelques exemples éloquents, que ne saurait effacer la si chère Arène du Sud du maire, illustrent parfaitement la faillite municipale d’Harold Martin. Il a beaucoup promis, comme dans la sphère gouvernementale, mais il n’a pas vraiment mis en phase ces louables intentions avec la réalité. C’est sans doute pour cela qu’il avait décidé, dans un premier temps, de ne pas publier de programme pour cette campagne 2014. Sauf que sa situation est tellement fragilisée aujourd’hui qu’il a changé d’avis et décidé de présenter une brochure à seulement quelques jours du premier tour de scrutin. Bien évidemment, les nouvelles promesses 2014 du maire sortant sont à prendre avec autant de pincettes que les anciennes de 2008. D’autant qu’il n’est pas dit, cette année, que M. Martin sera toujours dans son fauteuil de premier édile début avril. Th. S. Source : l’Eveil Hebdo

En savoir plus »
ACTUALITÉS

RENCONTRE AVEC LA DÉLÉGATION DU COMITÉ DE DÉCOLONISATION : CALÉDONIE ENSEMBLE RÉAFFIRME SES POSITIONS

Communiqué du jeudi 13 mars 2014 Dans la continuité de l’entretien qu’ils ont eu lundi avec la députée Sonia LAGARDE, les membres de la délégation du comité de décolonisation des Nations Unies ont rencontré ce matin Philippe DUNOYER, Léonard SAM et Sutita SIO-LAGADEC. A cette occasion, un dossier contenant plusieurs documents relatifs à la définition du corps électoral et des conditions pour en faire partie a été remis à la délégation. Nous avons également rappelé que la population de Nouvelle-Calédonie bénéficiait, comme sur n’importe quelle autre partie du territoire national, d’un ensemble de protections et de garanties (élaboration et révision des listes par des magistrats, indépendance de la justice, recours gracieux, procédure contentieuse, respect des droits de la défense, principe du contradictoire, …) que beaucoup d’autres territoires indépendants pourraient nous envier. Après avoir rappelé l’attachement de Calédonie Ensemble à la mise en oeuvre de l’accord de Nouméa, Calédonie Ensemble a tenu à réaffirmer son opposition originelle à la venue de cette mission, organisée à la suite d’une initiative isolée de Roch WAMYTAN pour le compte du FLNKS, sur un sujet monté en épingle sur fond de calcul politique, pendant le déroulement du processus démocratique pré-électoral de révision des listes pour les élections provinciales.

En savoir plus »
ACTUALITÉS

LA COUR DE CASSATION A JUGÉ QUE LA NON INSCRIPTION SUR LA LISTE ÉLECTORALE DE 1998 N’ÉTAIT PAS UN ÉLÉMENT SUFFISANT POUR RADIER UN ÉLECTEUR

Entendu sur Nouvelle-Calédonie Première le 7 mars 2014 : Journaliste :  Calédonie Ensemble annonce avoir trouvé une parade juridique pour rejeter les demandes de radiations. Il s’agit d’un arrêt de la cour de cassation du 7 octobre 2010. Cet arrêt avait rejeté une demande de radiation d’un électeur de la liste spéciale concernant les élections provinciales. Cette personne était arrivée avant le 8 novembre 98 et n’avait pas 10 ans de résidence sur le territoire à l’époque. Calédonie ensemble estime que cette jurisprudence devrait rassurer les 6720 électeurs visés par la démarche sur Rock Wamytan.(…) Philippe Michel : Le Premier ministre, la semaine dernière, a confirmé notre analyse de la situation en déclarant que, politiquement, les recours du FLNKS étaient infondés. Dans le prolongement de cette déclaration, les commissions de révisions des listes électorales qui se réunissent, depuis lundi, ont effectivement rejeté les demandes sans preuve de radiations qui sont présentées. Mais, comme le FLNKS a annoncé qu’il va engager des recours contre ces rejets de radiations, il faut préparer cette étape. Et donc, aujourd’hui, on a voulu rendre public un arrêt de la cour de cassation, rendu en 2010, qui confirme très clairement qu’une radiation demandée sans preuve (…) ne doit pas être acceptée. Journaliste : Alors, qu’est-ce que ça veut dire concrètement cette jurisprudence ? Philippe Michel : Ça veut dire (…) que si, dans le cadre des recours qui seraient déposés contre les rejets de radiation, le tribunal de première instance de Nouméa s’appuyait uniquement, comme le prétend le FLNKS, sur le défaut d’inscription sur les listes électorales de 1998, eh bien, la cour de cassation, qui est la plus haute instance judiciaire de la République, a estimé que ça n’était absolument pas suffisant. Cette jurisprudence de la cour de cassation confirme totalement, à la fois l’analyse juridique de Calédonie ensemble, mais surtout la déclaration faite par le Premier ministre à l’Assemblée nationale, jeudi dernier.

En savoir plus »