février 19, 2015

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« Je voterai la motion de censure »

( 19 février 2015 ) Si la loi Macron sur la croissance et l’activité avait été soumise au vote de l’Assemblée j’y aurais apporté ma voix. Non parce qu’elle est parfaite. Mais parce qu’elle va dans le bon sens sur un certain nombre de sujets : professions réglementées, travail le dimanche etc… La donne a changé depuis que le gouvernement a initié la procédure du 49.3 et que l’UMP et l’UDI ont déposé une motion de censure. Le sujet n’est plus désormais la loi Macron mais la politique économique et sociale menée depuis 2012. Et sur ce point il n’y a pas photo : la France est dans une situation peu enviable y compris par rapport à d’autres pays européens comme l’Allemagne ou l’Angleterre… La croissance est atone ( 0,4 % en 2014 / 0,7 prévu en 2015 ), la dette a franchi le mur de 2000 milliards d’euros soit 96% de notre PIB annuel, le taux de chômage se situe à près de 11 % de la population active, notre niveau de prélèvements obligatoires est le plus élevé jamais atteint dans l’histoire de la 5eme république, et notre déficit budgétaire reste désespérément supérieur à 4% de notre PIB…. Ne soyons pas caricaturaux : les socialistes ne sont pas les seuls responsables de cette situation. La droite qui a gouverné de 2002 à 2012 n’a pas non plus été capable de mettre en œuvre les mesures de redressement dont notre pays avait besoin. Pour autant, le bilan socialiste de ces deux dernières années, que je viens de rappeler, est loin d’avoir été à la hauteur des enjeux. En conséquence, je voterai POUR la motion de censure déposée contre le gouvernement.   Philippe Gomès Député de Nouvelle-Calédonie

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Les Calédoniens jugeront

Philippe Dunoyer, porte-parole de Calédonie Ensemble, était ce mercredi 18 février 2015, l’invité d’Océane FM. L’occasion pour lui de porter la voix du parti sur le blocage que connaît le gouvernement Calédonie depuis neuf semaines, mais aussi de faire des mises au point. Philippe Dunoyer a déclaré comprendre l’exaspération des Calédoniens face à ce blocage qui s’éternise, « le blocage institutionnel, qui dure depuis 9 semaines, a-t-il précisé, ne bénéficie pas à la classe politique, et c’est normal ». Mais il a rappelé les raisons de ce blocage, en particulier la décision du FPU de ne pas tenir un certain nombre de ses engagements, ce qui a conduit à l’éclatement du CGS, le Contrat de Gouvernance Solidaire. « Qu’un parti souhaite se mettre dans l’opposition et ne pas participer à la plateforme commune de réformes, très bien, dit-il, mais ça ne peut pas être en contrepartie d’une présidence d’institution ». Philippe Dunoyer a surtout insisté sur la nécessité désormais d’une sortie de crise, en rappelant que le pays et les Calédoniens attendent aujourd’hui des réformes majeures comme le projet éducatif, la création d’un service civique obligatoire ou la redevance nickel pour ne citer que ces quelques points Interrogé sur les possibilités de sortie de crise, le porte-parole de Calédonie Ensemble, Philippe Dunoyer a été clair : « on trouve une solution en fonction du résultat connu des dernières élections, c’est ce qu’on privilégie toujours, c’est la solution qu’on préconise ». Il rappelle que Calédonie Ensemble est aujourd’hui la première force politique du pays, ce qui implique une responsabilité que le mouvement veut prendre pour faire avancer les réformes et le pays, « être arrivé en tête, conclu Philippe Dunoyer, ce n’est pas juste une victoire ou un satisfecit, c’est aussi une responsabilité, une obligation, et on veut exercer ces responsabilités, et puis ensuite les Calédoniens jugeront ».

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