février 28, 2015

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Le Conseil constitutionnel donne droit à la province Sud

Communiqué du samedi 28 février 2015 Le Conseil Constitutionnel a validé la proposition de loi du pays affectant la taxe sur les jeux à la Province Sud. Le 29 octobre dernier, le congrès a adopté la loi du pays proposée par Calédonie Ensemble pour autoriser la province Sud à percevoir des centimes additionnels sur les jeux d’argent, en substitution de la taxe aujourd’hui perçue par la Nouvelle-Calédonie. Après une seconde lecture de la loi, demandée par les présidents des provinces Nord et îles, ces derniers ont déposé un recours devant le Conseil constitutionnel. Ils viennent d’être déboutés puisque, hier soir, le Conseil a déclaré la loi du pays conforme à la Constitution (décision consultable sur le site www.conseil-constitutionnel.fr ). Nous regrettons qu’il ait fallu attendre 2015 pour que cette proposition de loi du pays, déposée par Calédonie Ensemble en 2010, puisse enfin entrer en application. C’est en effet uniquement parce que ce texte avait été préparé par Calédonie Ensemble qu’il est resté en souffrance sur le bureau du congrès pendant plus de 4 ans, pénalisant ainsi gravement le fonctionnement de la province Sud au détriment de ses habitants. Rappelons aussi que le RUMP avait également déposé à la même époque sa propre proposition sur le même sujet, dont l’incompatibilité avec la loi organique était tellement manifeste qu’ils décidèrent de la retirer, avant que le Conseil d’État – saisi pour avis – ne leur inflige un camouflet ! Dans sa décision d’hier, le Conseil Constitutionnel a d’abord confirmé que la procédure suivie pour l’adoption de la loi avait respecté la loi organique. Il a écarté la critique portant sur la baisse de recettes, pour les provinces Nord et îles, qui résultera de la disparition de la taxe perçue par la Nouvelle-Calédonie, puisque cet effet résultera d’un texte ultérieur dont il n’a pas à être saisi. Enfin, et surtout, le Conseil constitutionnel a, dans un considérant de principe, jugé qu’en adoptant la proposition de loi du pays déférée, le congrès avait entendu permettre à la province Sud de faire face aux difficultés financières qu’elle rencontre, et que, ce faisant, il avait simplement exercé la compétence qu’il tient de la loi organique pour créer des « impôts, droits et taxes au bénéfice des provinces ». Calédonie Ensemble se félicite de cette décision très attendue, qui va permettre à la province Sud de rééquilibrer son budget, après 5 années d’aggravation très inquiétante de son endettement.

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Comment sortir de la crise ?

( 26 février 2015 ) Comment sortir de la crise ? C’était le thème du débat organisé jeudi soir par NC 1ère. Animé par Charlotte Risch, y sont pris part les représentants de quatre partis politiques et deux experts en droit. C’est Philippe Dunoyer, en tant que porte-parole, qui est intervenu pour Calédonie Ensemble, face à Gérard Reigner pour l’UC, Thierry Santa pour le FPU et Gaël Yanno pour l’UCF. Ces derniers sont longuement intervenus en ouverture de débat pour donner leur point de vue sur la situation. Des prises de parole auxquels Philippe Dunoyer a tenu à répondre : explications claires et précises pour rétablir des vérités. Lors de ce débat, Thierry Santa comme Gérard Reigner sont revenus sur les propositions faites la veille et qui, singulièrement, se recoupent sur la collégialité, le consensus ou une plateforme de gouvernement. Interrogé par Charlotte Risch sur ce point, Philippe Dunoyer a simplement recadré le débat et réclamé que le suffrage universel soit respecté. Les débatteurs ont accusé Calédonie Ensemble, pour des visées hégémoniques, cherchait à remettre en cause le principe de collégialité, pierre angulaire du dispositif gouvernemental. Philippe Dunoyer a dénoncé les amalgames faits par ses contradicteurs. Philippe Dunoyer a été amené à commenter la proposition de Pierre Frogier de tenir un comité des signataires extraordinaire pour que l’on sorte de la crise. L’occasion pour le porte-parole de Calédonie Ensemble de rappeler l’attitude du président du FPU lors du dernier comité, mais aussi le boycott de l’UC. Trouver les voies et moyens pour sortir de la crise, a expliqué Philippe Dunoyer, impose de respecter le principe fondamental qu’une majorité de Calédoniens est en faveur du maintien de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République. Lors de ce débat, Philippe Dunoyer a également dénoncé l’attitude des autres partis politiques qui cherchent à personnaliser la crise. Là n’est pas la question, insiste-t-il, en rappelant les comportements pas si anciens du FPU ou de l’UC, et pour dénoncer encore une fois, les déclarations des uns et des autres accusant Calédonie Ensemble d’hégémonie. La délicate question de la révision des listes électorales a également été abordée durant ce débat. Sur ce point Philippe Dunoyer a réaffirmé la position de Calédonie Ensemble qui consiste à réclamer de l’État qu’il s’en tienne à la déclaration faite devant la représentation nationale par Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre. « Nous sommes liés par notre signature » a précisé Philippe Dunoyer interrogé sur la suite à donner aux réformes fiscales, économiques et sociales, adoptées lors de la conférence d’aout 2014. Mais pour ce faire, il faut que le gouvernement fonctionne. Après près d’une heure et demie de débat, chacun des participants a pu conclure. Une conclusion que Charlotte Risch a souhaité organiser autour de la devise de la Nouvelle-Calédonie « terre de parole, terre de partage ».

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