avril 3, 2015

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Les élus de la province Sud en visite à Moindou

25 élus étaient autour de la table mercredi 1er avril pour faire le tour des besoins de la commune de Moindou, à l’invitation de l’exécutif de la province Sud. Toutes les forces politiques de l’assemblée ont écouté les conseillers municipaux pour les aider à prioriser leurs futurs investissements. Les représentants de chaque composante politique de l’assemblée de la province Sud se sont retrouvés à Moindou mercredi 1er avril pour écouter les conseillers municipaux regroupés autour de leur maire Léon-Joseph Peyronnet. Les élus provinciaux ont ensuite été invités à visiter quelques aménagements et infrastructures de la commune. Ils ont ainsi pu découvrir l’école entièrement rénovée, la médiathèque et l’enrochement de la plage de Tanghy. Mais il faudrait revenir pour constater l’état des routes menant aux tribus, point noir soulevé en réunion le matin en mairie. Radiers, pont et routes sont à refaire, mais dans quel ordre prioritaire ? Arbitrer le budget pour 2016 L’année prochaine étant un « année blanche » au titre du contrat de développement quinquennal (l’actuel prend fin cette année, le prochain ne démarre qu’en 2017), il va falloir faire des choix et étaler dans le temps les dépenses liées à ces nécessités, admises à l’unanimité, notamment l’accès à Table-Unio. C’est une réalité : les habitants de Moindou souffrent encore d’enclavement. École de proximité pour les tout-petits dans les hameaux tribaux, accès régulier à l’eau potable dans les tribus, zones non couvertes par le réseau TNT (télévision) ont également été à l’ordre du jour de la réunion du matin. Juger des réalités concrètes Moindou est la cinquième commune à être visitée par l’assemblée de la province Sud, qui prend le temps de venir au plus près des réalités des administrés pour discuter des priorités budgétaires avec le conseil municipal. Ces visites institutionnelles permettent aux élus municipaux de discuter de vive voix avec l’exécutif provincial et de défendre les investissements votés en conseil municipal. Et elles permettent à la province Sud de comprendre les réalités et les projets portés par les équipes municipales. Il faut savoir que le budget d’une commune comprend des ressources propres (taxes), mais repose essentiellement sur les dotations des autres collectivités, au prorata du nombre d’habitants : État, Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et Province financent les dépenses communales. Pour lever des fonds au bénéfice d’une mairie, 2 principaux leviers existent en province Sud : le contrat de développement (qui lie l’État, la Province et la commune sur 5 ans) et la convention provinciale (qui lie la Province et la commune sur 5 ans). Ainsi depuis 2009, la province Sud a financé à hauteur de 340 millions de francs différents investissements au bénéfice des 870 habitants de Moindou, dont près de 58 millions sur le contrat de développement 2011/2015 et de 40 millions de francs au titre de la convention sur la même période. De nombreux aménagements cette année Sur Moindou, comme sur l’ensemble des communes, ces financements permettent d’aménager les routes municipales, entretenir les ouvrages d’art (pont, radier), renforcer les réseaux AEP (adduction d’eau potable) et construire des équipements collectifs (parkings, bâtiments à usage éducatif, culturel ou sportif, etc.). Derniers exemples concrets sur Moindou : l’aménagement de la route de la Vallée (RM6) est maintenant terminé, il a coûté près de 12 millions de francs à la Province. Le réseau AEP de la tribu d’Aremo est en cours de réalisation, il en coûte plus de 26 millions à la Province. Cette année, la reconstruction des radiers de Mécougna (route de Table-Unio) coûtera 20 millions à la Province, les aménagements des places de parking du marché et de la médiathèque coûteront 4 millions, la suite de l’aménagement de la plage de Tanghy (tranche 2) plus de 10 millions et la construction de sanitaires à la maison commune d’Aremo près de 2 millions. A noter également : la reconstruction de la maison commune de Table-Unio est inscrite au programme 2015 des chantiers d’insertion de la province Sud. Source : Province-Sud

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Gouvernement : Le temps est venu de se mettre au travail

Communiqué du vendredi 3 avril 2015 Après plus de 100 jours d’immobilisme, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie vient –enfin – de se donner un président et un vice-président en la personne de Philippe Germain et de Jean-Louis d’Anglebermes. C’est l’épilogue d’un double blocage : celui des indépendantistes dans l’incapacité d’élire leur vice-président depuis 6 mois, celui des non-indépendantistes dans l’incapacité d’élire le président depuis 3 mois… En ce qui concerne la présidence du gouvernement, le FPU a décidé de s’y maintenir envers et contre tout. Alors qu’il est arrivé quatrième lors des dernières élections provinciales (CE 28 000 voix / UC 20 000 voix / Palika 15 000 voix / FPU 14 000 voix / UCF 13 000 voix), alors qu’il a perdu la moitié de son électorat entre 2009 et 2014 (2009 : 30 000 voix / 2014 : 14 000 voix), alors qu’il n’est que le quatrième groupe politique au congrès de la Nouvelle-Calédonie (Calédonie Ensemble 15 élus / UC 15 élus / Uni 9 élus / FPU 8 élus / UCF 6 élus), le FPU a décidé de squatter la présidence du gouvernement et de prendre ainsi les institutions en otage. C’est un fait sans précédent dans l’histoire du pays qui témoigne de la tendance factieuse d’un mouvement politique qui n’accepte pas de n’être plus aujourd’hui que l’ombre de ce qu’il a été. Si nous sommes sortis de cette situation, nous le devons à une décision du FLNKS qui a considéré qu’il devait prendre les choses en main afin de permettre la mise en place « d’un gouvernement opérationnel ». C’est un « acte citoyen », d’autant plus que les voix indépendantistes se sont portées sur un candidat non indépendantiste qui appartient à un mouvement qui s’est battu ses dernières années pour l’adoption d’un drapeau commun pour le pays au lieu et place du drapeau du FLNKS. Cette décision est respectueuse de la démocratie. Ce sont bien les deux premières formations du pays (Calédonie Ensemble 28 000 voix / Union Calédonienne 20 000 voix), disposant des deux principaux groupes au congrès (Calédonie Ensemble 15 élus / Union Calédonienne et Nationaliste 15 élus) qui sont à la tête du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. La volonté des calédoniens, telle qu’elle s’est traduite dans les résultats des dernières élections provinciales, a bien été respectée. Cette décision est sans « aucune contrepartie ». Nous avions souhaité au départ que la question de la présidence puisse se régler uniquement entre non indépendantistes. Au bout de plusieurs semaines, il a fallu se rendre à l’évidence, les autres partis politiques avaient décidé de jouer la montre en optant pour la stratégie du statut quo : le gouvernement démissionnaire peut gérer les « affaires courantes » pendant toute l’année 2016 et après on verra bien… C’est pourquoi, Calédonie Ensemble a indiqué que si les indépendantistes venaient à prendre une initiative afin de débloquer la situation, cela se ferait « sans tractations, sans négociations et sans contrepartie ». Philippe Gomès l’a annoncé à plusieurs reprises lors des semaines écoulées (OFM du 3 mars 2015) : « en ce qui concerne Calédonie Ensemble, à aucun moment nous ne ferons de tractations ou de négociations, ou n’offrirons de contrepartie à un vote quel qu’il soit. Soit c’est un acte citoyen dans le cadre du respect du suffrage universel, soit c’est autre chose, et à partir de ce moment-là, nous, nous ne pouvons pas participer ». Nos positionnements politiques sur certains dossiers sont publics. Nous les avions affichés avant notre élection à la présidence. Nous resterons sur les mêmes bases après notre élection à la présidence : – sur les transferts de l’article 27, nous avons pris position depuis l’origine : nous devons les préparer, en définir le périmètre, en identifier les impacts juridiques et financiers et les soumettre au Congrès de la Nouvelle-Calédonie qui décidera souverainement, conformément à l’Accord de Nouméa s’ils doivent être effectués ou pas. Ce principe avait été posé par Philippe Gomès, président du gouvernement lors de sa déclaration de politique générale du 31 août 2009. La méthode a été actée à l’occasion des derniers Comités des signataires par tous les partis politiques. Les groupes de travail se réunissent actuellement sous l’égide de l’Etat. – sur les 51% au sein du capital de la SLN, nous avons pris position depuis 2008 lors d’une séance spéciale de l’assemblée de la province Sud. Nous avons réaffirmé nos positions lors des provinciales de 2014 : « nous négocierons avec les provinces Nord et Iles, et les opérateurs concernés, une nouvelle stratégie pays selon les axes suivants: diminuer les exportations de minerai, porter notre participation de 34% à 51% au sein de la SLN, revenir sur l’accord scélérat concernant Prony et Pernod, favoriser la mise en oeuvre d’accord « gagnant-gagnant » entre la SLN et la SMSP. » Rien de nouveau sous le soleil. – sur le partenariat SMSP/SLN afin d’alimenter en minerai l’usine de Corée, nous avons pris position dès avril 2013, au sortir d’une réunion au Haut-Commissariat sur le sujet du nickel : un accord « gagnant-gagnant » devait être passé entre ces deux sociétés dans l’intérêt général du pays. – sur les réformes économiques, fiscales et sociales, nous nous en tenons à l’agenda économique, social et fiscal partagé d’août 2014, signé par tous les partis politiques (sauf l’UC) ainsi que par les partenaires sociaux (intersyndicale / Medef / CGPME / UPA), qui réitère les engagements pris par les mêmes signataires dans les accords économiques et sociaux de 2012, ainsi que dans le protocole de lutte contre la vie chère signé au Haut-Commissariat, après la grève générale de l’intersyndicale, en août 2013. Quand j’entends dans la bouche de certaines de l’UCF que c’est une « politique socialisante » qui est en marche, je me demande pourquoi ils ont signé l’agenda partagé et pourquoi ils ont voté au congrès au mois de décembre dernier la création de la contribution calédonienne de solidarité et la majoration de la taxation des dividendes… Cette décision du FLNKS a évité une

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Visite de l’usine de Vale avec Philippe Dunoyer

Philippe Dunoyer le 3 avril 2015 : « En tant que représentant de la SPMSC (société qui porte les intérêts des 3 provinces dans Vale NC, j’ai participé ce matin au conseil d’administration qui s’est tenu sur le site. L’occasion, en dépit d’une situation financière toujours très tendue, de constater une progression constante de la production de l’usine (37 000 tonnes de nickel attendues en 2015 soit 86% de plus qu’en 2014) et de vérifier la mise en place effective des mesures de sécurité supplémentaires imposées par la province Sud après l’accident de mai 2014 (réalisées à 90%). La visite de la mine et de la zone de stockage des résidus m’a permis de souligner l’extrême sensibilité de tout dossier susceptible d’avoir un impact sur l’environnement ce que l’industriel doit intégrer dans la gestion de ces dossiers. Néanmoins, les échanges avec les salariés rencontrés confirment leur confiance et leur implication dans un projet qui emploie directement aujourd’hui près de 1400 personnes et travaille avec 480 entreprises sous-traitantes. La stabilisation de la société (et de son actionnariat) passera obligatoirement par une année 2015 réussie sur tous les plans. Le 1er trimestre est le meilleur jamais enregistré depuis l’ouverture (avec 2400 tonnes produites par mois en moyenne). Souhaitons qu’il en soit de même pour les trois ans à venir ! »

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Nicolas Metzdorf : « Soulagé que le gouvernement soit de nouveau en état de fonctionner normalement »

Nicolas Metzdorf le 1er avril 2015 : « De nombreuses mesures et réformes sont attendues par les Calédoniens et il est bien qu’elles soient portées par un Président compétent qui maîtrise sur le bout des doigts ses dossiers. C’est dommageable que nous n’ayons pas pu nous entendre entre loyalistes avec d’un côté la mauvaise foi du FPU et de l’autre l’indécision désormais habituelle de l’UCF. Je regrette que nos amis loyalistes nous attaquent en règle sur des sujets sur lesquels nous sommes positionnés depuis longtemps comme les 51% de la SLN. Rappelons que le communiqué de l’ensemble des leaders indépendantistes indique que ce vote en faveur du candidat CE ne s’était fait sans aucunes contreparties. Ni drapeau, ni présidence du congrès, ni quoi que ce soit. J’espère que les aigreurs et les polémiques s’éteindrons vite et que nous pourrons rapidement nous consacrer à nos dossiers. »

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