avril 20, 2015

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Les propos-chocs de Muller

( 18 avril 2015 ) Les mains devaient être bien agrippées aux accoudoirs hier, à la province Sud. Parce que le dossier ouvert dans l’hémicycle est réellement complexe. Parce que les heures ont aussi tourné jusqu’en début de soirée. Les élus de la Maison bleue membres de la commission d’enquête sur « l’affaire » des gisements Prony et Pernod, se sont penchés sur le cas de la SPMSC. C’est-à-dire la société détenant la participation des trois provinces dans le capital de Vale Nouvelle-Calédonie. Tour à tour, les différents présidents depuis 2004 de cette entité ont été auditionnés. L’exercice bien long ne manquait, parfois, pas de sel. Dérapage. Observer la SPMSC (Société de participation minière du Sud calédonien), c’est s’intéresser à sa dette qui a explosé et qui évolue toujours. En 2005, la somme due s’élève à 62 millions d’euros. Aujourd’hui, le montant est de 190 millions de dollars US, et 20 millions d’euros, vis-à-vis de Vale. En outre, plus de 40 millions d’euros, vis-à-vis des banques. Enfin, 72 millions d’euros auprès du BRGM, le Bureau de recherches géologiques et minières, qui a cédé aux provinces sa participation dans Goro Nickel à l’époque. Pourquoi un tel bond ? A cause du dérapage du coût du projet métallurgique. Facture qui est passée de 1,8 milliard de dollars US à 6, voire 7 milliards, selon des experts. Président de la SPMSC de 2004 à 2009, Philippe Gomès n’a pas hésité à pointer du doigt hier l’attitude de l’industriel Inco, devenu Vale. Face à cette dette, il fallait trouver une solution, a semblé indiquer l’auditionné suivant, Patrice Muller, en poste lui de 2011 à 2014. D’ailleurs, « j’ai été nommé parce que je passais devant la porte ». Un plan est élaboré. Occulte. Un protocole général d’accord relatif aux massifs Prony et Pernod, maintenant cassé, était signé le 5 avril 2014 entre la province Sud, Vale Canada et Eramet. Un MoU (Memorandum of Understanding), qualifié d’« occulte » par certains, était aussi conclu le même jour, entre Vale et la SPMSC. « Occultisme, cela m’a un peu chagriné, a noté Patrice Muller. Il ne faut pas confondre occultisme et confidentialité. » Les élus ont hier fait le compte, le cercle des initiés était visiblement restreint : Dimenc – la direction de l’industrie, des mines et de l’énergie -, le BRGM, Vale, un conseiller outre-mer auprès du Premier ministre, ou encore, sans doute, la présidente de la province à l’époque, Cynthia Ligeard… Toutefois, en juillet 2013, quand sont tombés les premiers éléments du MoU, « à ma grande stupéfaction », le haut-commissaire d’alors, Jean-Jacques Brot, « n’était au courant de rien ». Patrice Muller, proche de Pierre Frogier au moment de sa nomination à la tête de la SPMSC, a lui-même obtenu, de son propre aveu, la quatrième partie du texte définitif le jour de la signature. Surprenant. Des membres de la commission d’enquête et, en premier lieu, le député Philippe Gomès, se sont interrogés sur le caractère ultra-confidentiel de l’accord. Là encore, l’ancien président Muller a surpris son monde. « Ce qui perturbait beaucoup la communication [de la province Sud, NDLR], c’était le problème des élections » provinciales. « Sur un sujet aussi pointu, fallait-il mettre cela sur la place publique ? » A entendre ses commentaires, la marge de manœuvre de Patrice Muller semblait réduite. Source : LNC

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Un Président du gouvernement qui maîtrise ses dossiers

( 19 avril 2015 ) Philippe Gomès : « Excellente intervention du nouveau Président de gouvernement Philippe Germain ce soir. Un Président du gouvernement qui maitrise ses dossiers, ouvert et tolérant, souhaitant construire un vrai projet de société dans le respect de l’accord de Nouméa, au travers d’un dialogue renouvelé avec les indépendantistes. »

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Philippe Germain au JT : Pour un gouvernement exemplaire

( 19 avril 2015 ) Trois semaines après son élection, Philippe Germain était l’invité politique du Journal télévisé du 19 avril. L’occasion pour le nouveau président du gouvernement de préciser les grandes lignes de son action. Répondant aux questions sans concession d’Alexandre Rosada, le Président du gouvernement a fait preuve de fermeté et d’une vraie volonté. À plusieurs reprises, il a insisté sur la nécessité de ramener la confiance, celle des Calédoniens dans leur classe politique et des investisseurs. Dans le domaine économique d’ailleurs, Philippe Germain a rappelé sa volonté de prolonger les dispositifs locaux et nationaux de défiscalisation. Il s’agit selon lui de travailler à améliorer la compétitivité des entreprises afin de lutter contre la vie chère, mais également de produire davantage de logements sociaux et intermédiaires et d’accroitre la consommation. Philippe Germain, détaillant les mesures à prendre rapidement, a précisé vouloir soulager la classe moyenne au travers notamment d’une réforme de l’impôt sur le revenu. Il s’est adressé également aux travailleurs indépendants et aux agriculteurs qui attendent depuis longtemps la mise en place d’un vrai système de retraite. Le président du gouvernement a également plaidé à nouveau pour la création d’une complémentaire santé obligatoire dont pourraient profiter tous les salariés, surtout les plus précaires. Le Président du gouvernement a enfin appelé à une meilleure gouvernance. Philippe Germain a expliqué qu’il était inadmissible de réclamer des efforts aux Calédoniens si dans le même temps, le gouvernement ne montre pas l’exemple. Il a fustigé les pratiques en œuvre jusqu’alors et les dépenses inconsidérées de voyage, de représentation ou de communication, annonçant une réduction drastique et rapide de ces budgets. Une interview au cours de laquelle, Philippe Germain a montré que le gouvernement était au travail en dépit de l’opposition que mènent ses membres FPU et UCF. Sur le plan politique, Philippe Germain est revenu de manière claire et précise sur les conditions de son élection, dénonçant ceux qui ont levé le drapeau du FLNKS, mis en place Roch Wamytan à la présidence du congrès et une coalition de pouvoir et qui aujourd’hui « crient au loup ».

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