juin 4, 2015

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Disparition de Nidoïsh Naisseline : Message de condoléances de Philippe Gomès, député de la Nouvelle-Calédonie

( 4 juin 2015 ) Philippe Gomès : « Je tiens à rendre hommage à la mémoire de Nidoïsh Naisseline. C’est une grande figure politique et coutumière de la Nouvelle-Calédonie qui disparaît. Je salue l’engagement et le parcours d’un homme qui a marqué l’histoire du Pays et j’adresse ici à sa famille, à ses proches, à toute la chefferie de Guahma et à la population de l’île de Maré mes très sincères condoléances. » Retrouvez ci-dessous, l’hommage de Philippe Germain, Président du gouvernement : Source : NC 1ère Nidoïsh Naisseline, grand chef du district de Ghuama, aura été l’un des tout premiers leaders kanak à porter la revendication d’indépendance. Dès la fin des années 70, il crée le mouvement des Foulards Rouges dont les prises de position et les actions vaudront à son fondateur, plusieurs séjours au Camp Est. Nidoïsh Naisseline sera aussi l’un des fondateurs du Palika dont il s’éloignera ensuite, en opposition à la stratégie violente prônée par le mouvement et le FLNKS. Il lance alors son parti LKS, Libération kanak Socialiste, dont il présidera les destinées pendant plus de vingt ans. En 1988, il sera signataire des Accords de Matignon-Oudinot et dès lors il poursuivra son combat pour le dialogue et le consensus, au sein des institutions. Élu des îles et du Congrès, Nidoïsh Naisseline présidera la province des îles de 1995 à 1999. Il siègera sans discontinuer à la province îles et au Congrès jusqu’à sa retraite politique en 2014. Durant toute sa vie politique, Nidoïsh Naisseline a su faire entendre une voix indépendantiste forte, écoutée et respectée, sans crainte des réactions que pouvaient susciter ces prises de position. Ainsi au sujet du double drapeau, lorsqu’il déclarait au Congrès : « Je me sens piégé, mais je me vois très mal voter contre le drapeau du FLNKS (…) mais dans mon for intérieur je souhaite qu’il y ait un seul drapeau, qui n’exclut aucun Calédonien ». Nidoïsh Naisseline laisse l’image d’un chef coutumier respecté, d’un leader politique courageux et humaniste, d’un homme dont l’engagement pour l’émancipation de son pays aura été sans faille, contribuant ainsi dans la concorde à la construction du destin commun.

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Face à face avec Philippe Dunoyer

Ce vendredi 5 juin, à partir de 12h, Philippe Dunoyer répondra aux questions du journaliste William Kromwel, en face à face avec Anthony Lecren sur RNC 1ère. Suivez en direct le débat en cliquant sur le lien ci-dessous: http://nouvellecaledonie.la1ere.fr/radio/direct

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Coup d’arrêt à la régulation de cerfs sauvages

Communiqué du jeudi 4 juin 2015 Les dégâts des cerfs en Nouvelle-Calédonie concernent en premier lieu la brousse et les agriculteurs Une étude menée par la province Nord en 2013 dans le cadre de son projet ICONE (projet de régulation de la population cerf), a estimé les dégâts liés à la surpopulation de cerfs de l’ordre d’1,8 Mds. Plus d’un tiers de ce milliard concerne des dégâts causés aux cultures et aux pâturages. Les cerfs étant, en effet, les « concurrents » directs des bovins sur les pâturages, leur capacité à brouter l’herbe plus à ras que le bétail empêche ces derniers de disposer de la ressource fourragère. Les 2/3 restants concernent des problématiques environnementales telles que l’érosion des sols ou la dégradation de nos forêts, liées à la disparition des arbustes et autres plantes permettant de maintenir les sols grâce à leurs systèmes racinaires. Ces chiffres démontrent une seule et unique chose : les victimes principales de la surpopulation de cerfs sont les broussards et en particulier les agriculteurs. Une lutte de longue date C’est à l’initiative de Philippe Michel, alors 2éme vice-président de la province Sud, qu’ont été conclus le 7 novembre 2006, les « accords de La Foa ». Ils traçaient un plan d’action contre la surpopulation de cerfs et ont été validés par l’ensemble des acteurs concernés (éleveurs, chasseurs, propriétaires et institutions). Suite à la conclusion de ces accords, et à partir de juin 2008, une prime à la mâchoire de cerf chassé a été mise en place à l’APICAN. Celle-ci permettait d’inciter les propriétaires fonciers à réguler leur troupeau de cervidés. Cette mesure, appelée « opération mâchoires », était jusqu’à aujourd’hui, la seule opération menée à l’échelle de la Grande terre, de sensibilisation et de régulation de cerfs. Elle était soutenue par une grande majorité (propriétaires fonciers ou habitants des tribus). En 2014, 2 000 particuliers ont participé à l’opération et bénéficié de ce dispositif. Enfin, cette opération s’est révélée comme la plus efficace et la moins coûteuse par animal abattu. En effet sur la période 2009/2014 le conservatoire des espèces naturelles (CEN) a recensé 145 000 cerfs primés pour un coût de 2700xpf/cerf, contre 15 000 cerfs capturés pour un coût de 8900xpf/cerf et 4000 cerfs abattus pour un coût de 31 000xpf/cerfs dans le cadre de chasses organisées. L’APICAN se désengage… Malheureusement, sans aucune consultation préalable et contre l’avis des trois provinces qui sont compétentes en matière de protection de l’environnement, la mesure a été stoppée par le conseil d’administration de l’APICAN et sa présidente. Cette décision irresponsable a été présentée sans même qu’un bilan de la mesure indiquant ses résultats, satisfaisants ou non, n’ait été présenté. Pourtant, les chiffres qui vous sont communiqués ce matin, l’APICAN en disposait, mais n’a jugé ni bon ni utile de les communiquer à l’occasion du conseil d’administration. De plus, et ça n’est pas le moins inquiétant, aucune perspective concrète de solutions alternatives à la suppression du dispositif « mâchoires » n’a été proposée. À peine quelques allusions à un « projet qui serait en cours » à la Davar… Calédonie Ensemble ne peut se résoudre à faire courir un tel risque à la Brousse, aux éleveurs et à l’environnement. Nous ne sommes pas opposés à un arrêt de la mesure à la condition que l’on fasse la preuve de son inefficacité et surtout qu’il soit proposé une alternative qui satisfasse tous les acteurs du dossier. Pour l’heure, aucune de ces deux conditions n’est réunie. Malgré un budget colossal Nous jugeons cette décision d’autant plus incompréhensible que pour l’année 2015, la mesure devrait coûter 30 millions à l’APICAN pour le second semestre 2015, alors que le budget annuel de cet établissement public s’élève à plus de 2 milliards de francs et qu’il dispose d’un fonds de roulement d’1.6 Mds. Calédonie Ensemble ne cache donc pas son inquiétude quant à la manière dont est géré la problématique du cerf par cet établissement public, le dernier à vocation agricole, disposant de ressources pérennes grâce à une taxe sur les assurances. Calédonie Ensemble demande un débat au congrès sur la problématique cerf Calédonie Ensemble dresse donc un constat inquiétant pour la Brousse et l’environnement, d’une problématique qui touche l’ensemble des Calédoniens. C’est la raison pour laquelle, Calédonie Ensemble demande qu’un débat sur la gestion de la question cerf à l’échelle du pays soit mis à l’ordre du jour des travaux du Congrès. Ce débat donnera aux élus des différents groupes politiques, la possibilité de disposer des éléments chiffrés sur la situation créée par la prolifération des cerfs et de l’arrêt du dispositif « mâchoires », afin de trouver un accord sur une véritable feuille de route. Pour lire les chiffres sur les dégâts que cause les cerfs en Nouvelle-Calédonie cliquez-ici

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Les parlementaires du pacifique présents à l’hôtel Matignon

( 3 juin 2015 ) Philippe Gomès : « Les parlementaires du pacifique présents à l’hôtel Matignon lors de la rencontre avec l’Outre-mer qui s’est tenue ce jour à l’invitation du premier ministre. Une phrase dans son discours introductif à méditer : « l’État prendra ses responsabilités pour que la Nouvelle-Calédonie ne soit pas l’otage des enjeux des prochaines présidentielles … »

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Inauguration officielle du projet de mangrove sous serre

( 3 juin 2015 ) Léonard Sam : « Inauguration officielle ce mercredi matin (3 juin) du projet de mangrove sous serre initié par l’IRD avec le soutien de la province Sud sur un terrain mis à disposition par la Ville du Mont Dore. Dans son intervention, au nom de la province, Nina Julié a souligné l’importance de la lutte contre les changements climatiques. « Nous sommes les premiers concernés, petits pays du Pacifique. A nous donc de bouger, de montrer que nous sommes capables d’innovation, que nous sommes une force de propositions, que nous sommes proactifs sur le sujet pour pouvoir mettre en œuvre des solutions. » « C’est d’ailleurs dans ce sens, a-t-elle rappelé, que notre député a proposé dans le cadre de la COP 21 qui aura lieu à Paris, d’organiser, d’une part un colloque sur les récifs coralliens et, d’autre part, un sommet France Océanie, non seulement pour sensibiliser les grandes nations à la lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi pour montrer que nous sommes, petits états insulaires du Pacifique, une force de propositions. » Nina Julié a ensuite souligné l’impact du projet à l’échelle de la Nouvelle-Calédonie d’une part, pour la protection de sa biodiversité, et de la province Sud d’autre part, qui pourra disposer de « cartes de vulnérabilité » indiquant les endroits à protéger … »

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Un échange très constructif sur l’avenir de notre pays !

( 3 juin 2015 ) Philippe Gomès : « La délégation Calédonie Ensemble a été reçu aujourd’hui par le président du groupe UMP de l’assemblée nationale, Christian Jacob, accompagné de Daniel Gibbes, délégué à l’outre mer de Nicolas Sarkozy et Dominique Bussereau, Président de la mission d’information sur la Nouvelle-Calédonie. Un échange très constructif sur l’avenir de notre pays ! »

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