novembre 18, 2015

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CONTRE le budget 2016 de l’État

( 17 novembre 2015 ) Philippe Gomès : « C’est le moment du vote solennel sur le projet de loi de finances pour 2016. Je voterai CONTRE pour plusieurs raisons. D’abord parce qu’il ne correspond en rien aux exigences nationales ni en matière économique et sociale, ni en ce qui concerne les missions régaliennes de l’État : ordre public, défense, justice. Ensuite, parce que pour l’Outre-mer, exception faite de l’horizon de la défiscalisation repoussé à 2025, ce budget ne répond pas à nos attentes. Pour la Nouvelle-Calédonie des crédits sanctuarisés depuis 30 ans ont été rabotés notamment ceux affectés aux contrats de développement et à l’opération « cadres avenir ». C’est inacceptable. C’est pourquoi je demanderai que ces questions soient inscrites à l’ordre du jour du prochain comité des signataires en janvier/février. »

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Attentats de Paris : L’hommage du Parlement

( 16 novembre 2015 ) Philippe Gomès : « Château de Versailles, en début de soirée, le Parlement ( ensemble des députés et des sénateurs ) est réuni en Congrès, à l’initiative du président de la République, à la suite des attentats qui ont endeuillé la Nation. Habituellement le Parlement ne se réunit en Congrès que pour modifier la Constitution de la République. À l’occasion de cette réunion des décisions importantes ont été annoncées par le Président de la République : – État d’urgence décrété pour 3 mois sur tout le territoire métropolitain. – réunion du conseil de sécurité de l’ONU et constitution d’une grande coalition avec les États Unis et la Russie notamment pour anéantir Daech. – création de 8500 postes ( 5000 police et gendarmerie / 2500 justice/ 1000 douanes) – modification prochaine de la Constitution afin d’adapter les conditions de mise en œuvre de « l’état d’urgence » aux réalités de notre temps. Un discours remarquable très applaudi par toutes les formations politiques. »

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Philippe Dunoyer répond à Sonia Backès

Retrouvez ci-dessous, l’intervention de Philippe Dunoyer sur Radio Nouvelle-Calédonie 1ère, diffusée le 10 novembre 2015 : Journaliste : La réponse de Calédonie ensemble au parti les Républicains à propos des réformes économiques et fiscales. Il y a une semaine Sonia Backès et Grégoire Bernut appelaient de leurs vœux une relance de la machine économique. Ils entendaient déposer, avant la fin de l’année, un projet de loi pour réformer l’impôt sur le revenu pour favoriser, disaient-‑ils, les classes moyennes. Pour Calédonie ensemble il s’agit à la fois d’amnésie et de démagogie. Philippe Dunoyer, le porte-­parole de Calédonie ensemble : Philippe Dunoyer : Elle est très mal placée pour donner des leçons, notamment en matières fiscales et économiques, puisqu’elle a quand même réussi à présenter un texte qui a obtenu zéro voix, sur 54, au Congrès, c’était son projet de TVA. Et même à déposer un texte sur l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes, c’est‑à-­dire qui gagnaient 1,5 millions, ou plus, par mois, qui n’a même pas été examiné. Je parle pas de la situation budgétaire dont, aujourd’ʹhui, tout le monde sait qu’elle est très grave. Donc, quand on est aux manettes, pendant trois ans et demi, la première question, c’est qu’est-­ce que tu as fait pendant trois ans et demi pour corriger ce que tu exiges aujourd’hui de ceux qui sont aux responsabilités ? On est mal placé pour donner des leçons. Et puis sur le fond, ce qu’on dit aujourd’hui aux Républicains, c’est qu’ils parlent de loi antitrust à réformer et de réforme d’impôt sur le revenu sur les classes moyennes, par exemple. Ce sont deux sujets qui sont en ce moment en train d’être finalisés par le gouvernement, et tout le monde le sait puisque l’agenda qui le prévoyait est suivi tous les mois par un comité de suivi qui réunit tous les groupes politiques et les organisations syndicales à qui ça a été annoncé, il y a 15 jours. On peut pas dire, je vais déposer un texte et il sera adopté avant la fin de l’année sur le même sujet que celui qui est évidemment travaillé par le gouvernement, qui déposera, avant la fin de l’année, des projets en la matière. Source : RNC 1ère

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Inauguration de la maison de commune de Sarraméa

( 18 novembre 2015 ) Martine Lagneau : « Inauguration de la nouvelle maison de commune à Sarraméa avec Marie-Francoise Hmeun, Nicole Robineau, Monique Jeandot et Bernard Nenou. Bravo aux jeunes qui ont participé à ce chantier d’insertion de la province Sud. » Remise de coutume de remerciement du petit chef. Remise des diplômes pour clôturer cette belle inauguration. Repas partage préparé par les mamans de la tribu… Merci à elles.

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Philippe Gomès : Si on avait eu 51% dans la SLN…

Retrouvez ci-dessous, la retranscription mot à mot du député Philippe Gomès lors du débat « Face à Face » enregistrer vendredi 13 novembre 2015 sur radio Nouvelle-Calédonie 1ère : Philippe Gomès : Deuxième chose importante, il faut qu’on fasse des efforts, mais on en a fait des efforts et pas qu’un peu. Les efforts, ils ont un nom, Monsieur Bernut, ça s’appelle le protocole de stabilité fiscale. C’est pas rien, ça concerne l’usine du Sud et ça concerne l’usine du Nord. Ça conduit ces usines à ne pas payer d’impôt pendant 15 années. Strictement aucun impôt, exception faite des centimes additionnels à la patente au profit des communes concernées. Donc, oui, c’est un effort majeur, colossal, immense des Calédoniens et du pays pour faire en sorte que ces usines soient les plus compétitives possibles. Et par contre, l’effort que la SLN devait faire, je l’ai dit tout à l’heure, elle aussi qui a bénéficié d’un protocole de stabilité fiscale, y compris pour ce qu’on appelait « le programme 75 mille tonnes » auquel on n’est jamais parvenu, puisqu’on est toujours à 57 mille, fermons la parenthèse, l’effort qu’elle devait faire en investissant les sommes ad hoc pour faire en sorte, depuis 2007, que cette centrale électrique nouvelle qui nous aurait permis d’être beaucoup plus compétitif en ce qui concerne notre prix de revient de nickel, eh ben, hélas, cet investissement-­là n’a pas été effectué. Enfin, dernière chose, si on avait eu 51 %, imaginons, on fait de la politique fiction, il se serait passé deux choses. La première, c’est qu’on n’aurait pas distribué 100 milliards de francs CFP de dividendes, on les aurait gardés dans nos caisses. Et la deuxième, c’est qu’on aurait réalisé la centrale qui nous ferait défaut. Ça veut dire quoi aujourd’hui ? Ça veut dire qu’au lieu de perdre 25 milliards de francs CFP par an, on en perdrait plus que 10. C’est pas rien, certes, on perdrait toujours de l’argent, mais on serait quand même un peu plus compétitifs qu’on ne l’est aujourd’hui. Donc, vous voyez, concrètement à quoi aurait pu aboutir, non pas Eramet majoritaire dans cette société, mais les Calédoniens majoritaires dans cette société. Donc, le combat pour les 51 %, c’est plus que jamais un combat d’avenir, parce qu’on raisonnerait en fonction de l’intérêt général du pays et pas en fonction de l’intérêt des Duval au sein d’Eramet. Source : RNC 1ère

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Philippe Gomès : L’industrie métallurgique calédonienne perd en 2015 80 milliards de FCFP soit l’équivalent du chiffre d’affaires de la SLN

Retrouvez ci-dessous, la retranscription mot à mot du député Philippe Gomès lors du débat « Face à Face » enregistrer vendredi 13 novembre 2015 sur radio Nouvelle-Calédonie 1ère : Philippe Gomès : Vous l’avez dit tout à l’heure, le cours du minerai est aujourd’hui  inférieur à 10 mille dollars la tonne, inférieur à 4,6 dollars la livre au LME, c’est-à-dire pour être concrets, vis-­à-­vis de nos auditeurs, c’est les plus bas cours de ces 15dernières années. Qui gagne de l’argent aujourd’hui à l’échelle du monde ? Ben Madame, quasiment personne. 70 % de l’industrie métallurgique de la planète perd aujourd’hui de l’argent. Un peu lorsqu’elle est très compétitive, beaucoup lorsqu’elle n’est pas compétitive du tout. Concrètement pour nous, Calédoniens, ça veut dire quoi ? C’est pas un message anxiogène que je délivre, c’est simplement informer les Calédoniens de la situation. La situation, elle est qu’aujourd’hui, la SLN, en 2015, va perdre 25 milliards de francs CFP, que Vale Inco va perdre 32 milliards de francs CFP, et que l’usine du Nord va perdre une quinzaine de milliards de francs CFP. C’est-­à-­dire que l’ensemble de notre industrie métallurgique calédonienne va perdre entre 70 et 80 milliards de francs CFP. Comme c’est beaucoup de milliards, on ne sait pas à quoi faire référence, ça veut dire quoi 70 ou 80 ? Journaliste : On sait qu’ʹil y a 7 mille emplois directs derrière et 20 mille indirects… Philippe Gomès : Le chiffre d’affaires de la SLN, l’année dernière, c’était 85 milliards. Quand on perd 80 milliards, c’est comme si on perd le chiffre d’affaires de la SLN. Pourquoi je dis ça ? Pour dire, c’est colossal. Et alors, est-ce qu’on a une perspective un petit peu lumineuse devant nous ? Pas du tout. Au contraire, le cycle dans lequel on s’est engagés en ce qui concerne les matières premières du fait notamment de la décélération de la croissance chinoise qui est passée de 10 à 7 %, du fait du développement de l’industrie de pig iron, cet acier de mauvaise qualité qui représente aujourd’hui 25 % de la production mondiale et qui est produit principalement en Chine, 500 mille tonnes sur 1,9 million de tonnes à peu près, tout ça, c’est qu’on est partis dans un cycle de matières premières. Toutes les sociétés minières en bourse ont complètement dévissé, Eramet a perdu 30 à 40 % de sa valeur, Glencore a perdu 40 % de sa valeur, Vale a perdu 45 % de sa valeur. Et donc, l’année 2016 et l’année 2017, selon les analystes, c’est un cours du nickel qui va rester entre 5 et 7 dollars la livre, c’est-­à-­dire que l’industrie calédonienne continuera, pendant ces années-là, à perdre entre 50 et 80 milliards de francs CFP. Donc, on va passer des années très difficiles parce que le nickel, c’est 12 mille emplois, 4500 directs, 4500 indirects, 3 mille induits, c’est quasiment 20 % de notre PIB. Donc, c’est un moteur majeur d’activités et de revenus dans notre pays. Et qu’est-­ce qu’on peut constater et regretter ? Là, je vais m’exprimer en tant qu’administrateur d’Eramet, c’est qu’en ce qui concerne l’entreprise dans laquelle, à la suite du combat mené par les indépendantistes, là aussi, il faut le reconnaître, qui nous conduit aujourd’hui à disposer de 34 % du capital de cette entreprise et de 4 % du capital d’Eramet, eh bien, la SLN aujourd’hui en Nouvelle-‑Calédonie se trouve non-­compétitive. C’est pour ça qu’elle perd 25 milliards. Elle se trouve non-compétitive. Elle a aujourd’hui un prix de revient qui est aux alentours de 7 dollars la livre alors que le marché est autour de 5 dollars la livre. Et pourquoi elle est non-­compétitive ? Est-­ce que les salariés de la SLN n’ont pas fait des efforts ? Si, ils ont fait des efforts. Il y a le plan d’amélioration de la compétitivité qui a été engagé en 2009, qui a conduit près de 300 emplois à être supprimés sur les 2200 qui étaient comptabilisés au sein de la SLN. Les sous-­traitants ont fait des efforts majeurs, vous savez que leurs prix ont été réduits de 10 à 20 %. Par contre, ce que devait faire la maison-­mère, Eramet, c’est‑à-‑dire la construction de la centrale qui permet de gagner un dollar par livre, c’est-­à-­dire de faire baisser le prix de revient de 20 %, eh bien cet effort­‑là, la maison-‑mère Eramet ne l’a pas fait. Elle ne l’a pas alors qu’elle avait largement la capacité de le faire, parce qu’il y avait 100 milliards de francs CFP dans les caisses de la SLN. C’est 100 milliards qui ont été distribués en 2012 et 2013. Aujourd’hui, on est dans une situation où le pays, les salariés du pays, les sous-­traitants du pays, ont fait des efforts nécessaires pour être compétitifs, mais où ceux qui détiennent la majorité, qui sont Eramet, ont vidé les caisses, d’une part, et n’ont pas fait la centrale d’autre part. C’est pour ça que j’ai interpellé le Premier ministre à l’Assemblée nationale pour dire, il faut maintenant que l’État joue son rôle d’actionnaire. On est dans une situation difficile du fait de la manière dont Eramet a géré sa participation dans la SLN, et donc, il faut que l’État joue son rôle d’actionnaire. Je rappelle que l’État est actionnaire à hauteur de 26 % du capital d’Eramet, et donc, il a son mot à dire autour de la table. Source : RNC 1ère

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