juin 15, 2016

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Des silences de connivence

( 15 juin 2016 ) Une habitante de basse Poya, Ghislaine Jourdain, a été victime d’une terrible agression vendredi dernier, alors qu’elle quittait son domicile en voiture. Eniéme victime d’une liste qui s’allonge chaque jour d’avantage. C’est un acte odieux et lâche, commis par deux jeunes originaires de Houaïlou et de Montfaoué, qui ont été rapidement appréhendés par les brigades de gendarmerie. Une réactivité à laquelle je veux rendre hommage. L’agression subie par Ghislaine Jourdain témoigne malheureusement du climat d’insécurité qui gagne de plus en plus la brousse et qui a explosé ces dernières années dans le Grand Nouméa. Elle constitue une nouvelle illustration de l’aggravation exponentielle de la délinquance juvénile sur le territoire. Ces violences doivent être condamnées avec la plus grande fermeté par tous les corps sociaux. Tous. Or, sur ces faits, il y a des silences récurrents, tellement assourdissants, qu’ils pourraient finir par être assimilés à des silences de connivence. Ce n’est pas souhaitable. Les choses doivent être dites. Il en va de la responsabilité de chacun à l’égard du pays. Et du vivre ensemble calédonien.

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Exportations calédoniennes : Feu vert pour la Nouvelle-Zélande

( 14 juin 2016 ) Journaliste : Avec plusieurs entreprises calédoniennes vous étiez en Nouvelle-Zélande, la semaine dernière, pour renforcer des liens commerciaux. Le savoir-faire à la française peut s’épanouir dans de nombreux secteurs chez les Kiwis. Exemple : Journaliste : Cette PME de 8 personnes fabrique du faux plafond en PVC et l’exporte, depuis 6 ans, en Nouvelle-Zélande. Les Kiwis n’en faisaient pas, le patron l’a proposé à leurs conditions. Arnaud Gausse : Dans un premier temps nous avons fait certifier l’entreprise ISO9001 qui est une norme à reconnaissance internationale. Ensuite nous avons fait certifier et normer notre lambris PVC par l’organisme BRANZ qui est un organisme de certification des produits du bâtiment en Nouvelle-Zélande et après, le travail a été de trouver un distributeur qui a fait tout un travail de prescription, accompagné d’actions commerciales, publicitaires. Journaliste : Se faire connaître, exporter, c’est la mission que s’est donnée l’association Avenir export. Oui, nous avons du savoir-faire, oui nous avons de la matière grise, pour cela il faut se fédérer. Yann Lozach : Avenir export, aujourd’hui, ça représente plus de 80 entreprises calédoniennes qui ont vocation à partir sur les marchés étrangers, dans la région notamment, Australie, Nouvelle-Zélande et tout le reste du Pacifique. Journaliste : De la charcuterie, des agrumes, des ingénieurs, tout se vend et pourrait aussi s’échanger. Yann Lozach : Avec ce rôle aussi de pouvoir renseigner et accueillir les entreprises étrangères de la région qui souhaiteraient venir s’installer sur le territoire et également dans le but de créer des joint-ventures, c’est-à-dire amener le savoir-faire en Nouvelle-Calédonie, basé sur des structures néo-calédoniennes. Journaliste : À Paita, Arnaud Gausse, lui, se lance un nouveau défi, vendre son deck en matériau composite ultrarésistant inconnu des Kiwis. Arnaud Gausse : Ils importent du deck composite, ils ont pas encore de fabrication locale, c’est quand même le pays du bois. Il y a un marché qui est en train de s’ouvrir, j’ai pu le vérifier la semaine dernière. Parce que même les Néo-Zélandais trouvent des contraintes au bois, notamment en termes d’entretien, donc, il y a un marché qui s’ouvre aussi sur la Nouvelle-Zélande. Journaliste : Face à notre crise du nickel, ou du BTP, ce sont des solutions alternatives très alléchantes qui pourraient redonner du peps à de nombreuses entreprises. Journaliste : Philippe Germain, j’ai envie de vous dire, le gouvernement est dans son rôle, aider les entreprises calédoniennes à se développer, le gouvernement a notamment levé des freins administratifs ? Philippe Germain : Oui, bien sûr. Il faut d’abord faire connaître l’entreprise calédonienne. Lui permettre de rencontrer ses homologues en Nouvelle-Zélande pour que les produits soient vendus, et effectivement que nous, auprès des autorités néo-zélandaises nous levions quelques freins que nous avons. Bien sûr les règles phytosanitaires qui sont très strictes en Nouvelle-Zélande, le gouvernement peut, par ces discussions, mettre un peu d’huile dans les rouages pour que les délais d’instruction soient raccourcis. Aujourd’hui, c’est des délais qui peuvent passer de 18 à 6 ans. À travers un accord avec le gouvernement en Nouvelle Calédonie, nous, escomptons ramener ces délais à 6 ou 9 mois maximum. C’est également coopérer sur différents points. On avait la partie export, donc, soutenir nos entreprises, et on voit qu’il y a des opportunités, votre reportage ne parle pas du boom du BTP en Nouvelle-Zélande. Ils doivent reconstruire Christchurch suite au tremblement de terre qui a été subi et ils doivent construire également le développement d’Auckland. Aujourd’hui, très clairement, ils proposent aux entreprises calédoniennes de venir prendre des parts de marché à leurs côtés, aux côtés des entreprises néozélandaises pour les aider à répondre aux besoins. Ça, c’était la première partie, c’est soutenir nos entreprises. Source : NC 1ère

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Philippe Germain : « La TGC permettra une baisse des prix de 6 à 9 % sur les produits alimentaires »

( 14 juin 2016 ) Journaliste : Ce matin le gouvernement a arrêté deux lois de pays qui passeront devant le Congrès, en juillet prochain. La première, la TGC. Philippe Germain avec la mise en place de la TGC vous annoncez, par exemple, une baisse de 6 à 9 % sur les produits de grande consommation et les produits alimentaires, ça paraît beaucoup,est-ce que c’est vraiment réaliste, ça, 6 à 9 % de baisse ?Philippe Germain : Écoutez, c’est une première étape. Moi, je considère que c’est pas suffisant quand on sait que, de manière générale, nos prix sont plus élevés de 30 % par rapport à la moyenne nationale et que dans les produits alimentaires et de grande consommation on peut être deux fois plus chers, il faut qu’on fasse mieux. Mais, là, c’est la première étape. Comment on le fait ? Effectivement on retire les taxes sur les produits importés. On retire la fiscalité qui pèse sur le fonctionnement des entreprises et on retire la fiscalité qui pèse sur les investissements des entreprises. L’addition de ces trois mesures doit permettre de diminuer le prix des entreprises, et donc, leur prix de vente. Et pour garantir cette baisse des prix, c’est le deuxième texte… Journaliste : Est-ce que vous allez réussir à la faire… Philippe Germain : Oui, eh bien, on la garantit par le deuxième texte, celui qui est sur la compétitivité et les prix, qui impose aux entreprises de retirer de leur prix de revient les taxes que nous avons supprimées et de ne pas en profiter pour augmenter leurs marges. Ça donne une baisse mécanique de 6 à 9 % sur les produits, 12 % sur certains autres et c’est qu’une première étape. Après, les travaux sur la compétitivité que nous menons avec l’ensemble des secteurs économiques, notamment dans l’alimentaire, les produits de grande consommation, dans le logement et dans l’automobile, doivent nous permettre d’aller au-delà, d’aller plus loin, pour lutter contre la vie chère en Nouvelle-Calédonie. Journaliste : En combien vous estimez que la mise en place pourra être vraiment opérationnelle, effective et sûre ? Philippe Germain : La compétitivité mécanique, celle liée à la TGC, c’est au 1er juillet 2018, c’est à la date de la mise en place de la réforme à plein effet. Mais la compétitivité des secteurs économiques peut démarrer. On a commencé à travailler sur l’agriculture, j’étais encore en réunion, cet après-midi, avec eux. On travaille avec l’industrie de transformation et la grande distribution pour faire diminuer les prix. On espère que d’ici la fin d’année, dans un certain nombre de secteurs, on aura déjà des accords de compétitivités qui permettront des premières baisses de prix. Source : NC 1ère

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« Un pas de plus dans l’abjection »

( 15 juin 2016 ) Dans la nuit de lundi 13 à mardi 14 juin, un pas supplémentaire dans la barbarie a été franchi en France avec le meurtre d’un couple de fonctionnaires du ministère de l’intérieur – lui commandant de police, elle secrétaire administrative- à leur domicile de Magnanville (Yvelines). Au-delà, du caractère abject de cet acte caractérisé par le mode opératoire du meurtrier et revendiqué par une organisation terroriste (l’État islamique), nos forces de police sont, à nouveau, prises pour cible, et ce, jusqu’aux portes de leurs domiciles. Je souhaite, dans ce moment de deuil, adresser mes sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes. Je voudrais, par ailleurs, réitérer mon soutien indéfectible à ces hommes et ces femmes dont les actions quotidiennes visent à protéger les populations face à la barbarie, à la folie et à la haine. Mes pensées vont aussi, de manière particulière, a nos policiers calédoniens, nombreux en région Ile de France, qui, exemplaires dans l’exercice de leurs fonctions font face à un environnement de plus en plus hostile. Je n’oublie pas non plus les forces militaires au sein desquelles beaucoup de calédoniens servent en opération extérieure où dans le cadre du plan vigipirate, apportant ainsi une contribution importante à la sécurité des citoyens dans les grandes villes métropolitaines.

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Cimetière des communards de l’Ile des Pins en Nouvelle-Calédonie : Paris n’oublie pas

( 15 juin 2016 ) Mardi 14 juin 2016, la Conseil de Paris a adopté à l’unanimité ma proposition que la Ville de Paris offre à la province Sud de la Nouvelle-Calédonie un arbre de la Liberté afin d’y être planté aux abords du Cimetière de l’Ile des Pins, le fameux Cimetière des Condamnés. Je m’en réjouis vivement et remercie la Maire de Paris, Anne Hidalgo, d’avoir accepté le principe de ce geste symbolique au nom des valeurs de liberté et du respect de la laïcité. Ce cimetière, bien que situé à 16834 kms de la capitale a en effet un lien fort avec l’Histoire de Paris puisqu’il est la dernière demeure de 240 insurgés de la Commune de Paris, déportés en 1872 sur décision de la jeune 3ème République. Depuis lors, une convention lie la Ville de Paris et la province Sud de Nouvelle-Calédonie pour la remise en état et l’entretien du cimetière à travers la commune de l’Ile des Pins, à peine 2000 habitants, dont beaucoup de volontaires ou élus, tous kanaks, participent à l’entretien régulier du site. Cette cérémonie de remise de l’arbre de la Liberté, après acceptation des autorités calédoniennes et de la province Sud, pourrait avoir lieu le 23 mars 2017, date célébrant le 145ème anniversaire de la décision de l’Assemblée Nationale de faire de l’Ile des Pins le lieu de déportation des insurgés de la Commune de Paris. La Ville de Paris et la Nouvelle Calédonie tisseront ainsi un nouveau lien de solidarité, un lien durable qui pourra au fil des années pousser, grandir, s’épanouir, et symboliser pleinement un geste d’espoir à destination des générations futures. Eric Hélard Vice-Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris Conseiller de Paris 16e Pour lire le communiqué en version pdf, cliquez-ici Séance du Conseil de Paris de juin 2016 VŒU Déposé par Eric HELARD, Eric AZIERE, Fadila MEHAL et les élus du groupe UDI-MoDem. Relatif au cimetière de l’Ile des Pins, lieu de déportation des insurgés de la Commune de Paris. Considérant que le 23 mars 1872 l’Assemblée Nationale entérine le choix de l’Ile des Pins en Nouvelle-Calédonie comme un lieu de déportation de 3417 insurgés de la Commune de Paris ; Considérant qu’après le décret d’amnistie du 15 janvier 1879, et avant de quitter l’île, les exilés eurent le temps de bâtir un monument très sobre qui porte la simple inscription « A leurs frères morts en exil, souvenir des déportés de 1871 » ; Considérant que ce lieu émouvant, sans croix et presque anonyme car sans inscription sur les 188 tombes, à l’exception de deux, est bien entretenu et qu’une partie de l’Histoire de Paris se trouve ainsi au beau milieu d’un îlot du Pacifique ; Considérant que sur 3143 déportés simples de l’Ile des Pins figuraient une majorité de communards mais aussi des transportés catholiques ou protestants, des libres penseurs, des juifs et des musulmans ; Considérant que le site est classé monument historique par arrêté de la Province Sud de Nouvelle Calédonie du 20 janvier 1995 Considérant qu’en 2008 la Ville de Paris a signé avec la Province Sud de Nouvelle Calédonie une convention relative à la remise en état et à l’entretien du cimetière des déportés de la Commune de Paris ; Considération que cette convention a fait suite à une convention précédente du 1er juin 1995 qui accordait 2514 euros par an pour l’entretien du site et une subvention de 50308 pour la réfection du cimetière ; Considérant que La convention de 2008 qui a une durée de 10 ans consistait en une subvention de 49.000 euros pour la réfection du site (signalisation, aménagement des abords, rénovation de la clôture, réalisation d’un nouveau portail, aménagement de l’aire de stationnement, traitement paysager, restauration des tombes et des monuments commémoratifs) et une subvention annuelle de 3.600 euros pour l’entretien du site ; Considérant que dans le cadre de travail de valorisation de la mémoire collective, toute l’histoire de Paris et de notre pays mérite d’être examinée, au-delà des idées partisanes ; Considérant que les temps d’aujourd’hui nous conduisent à célébrer les valeurs de liberté et de respect de la laïcité, et que le souvenir est une condition de l’avenir. Sur proposition d’Eric HELARD, Eric AZIERE, Fadila MEHAL et des élus du groupe UDI-MoDem, le Conseil de Paris émet le vœu : Que la Mairie de Paris offre à la province Sud de Nouvelle-Calédonie un arbre de la Liberté destiné à être planté aux abords du cimetière des condamnés, en souvenir symbolique de cette étape de notre histoire commune. La cérémonie pourrait avoir lieu le 23 mars 2017 à l’occasion du 145ème anniversaire de la décision de l’Assemblée Nationale de faire de l’Ile des Pins un lieu de déportation. Pour lire les vœux déposés par les élus du groupe UDI-MoDem, relatif au cimetière de l’Ile des Pins, cliquez-ici

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Des nouvelles des jeunes calédoniens sélectionnés pour participer à l’opération « Tous prêts pour l’Euro 2016 »

( 14 juin 2016 ) Hélène Iekawe : « Beau moment de découverte et d’échange pour nos jeunes qui viennent d’être reçus au Ministère des Outre-mer par George Pau-Langevin. A cette occasion, les champions d’Outre-mer se sont mobilisés pour soutenir cette opération et les jeunes ultra-marins. Notre représentant calédonien Christian Karembeu y participait et, pour résumer les valeurs fédératrices qui caractérisent la pratique sportive  : le Plaisir, le Respect, l’Engagement, la Tolérance et la Solidarité (PRETS) dans son allocution, a cité Nelson Mandela : « le sport est un atout pour fédérer les peuples ». Une belle aventure avec Christian Karembeu champion du Monde de football… »

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