novembre 28, 2017

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France ou indépendance ? Une ligne de crête se dessine en Nouvelle-Calédonie

( 28 novembre 2017 ) Source : afp.com/Fred Payet Nouméa – Au terme de trente ans d’un processus de décolonisation, le paysage politique de NouvelleCalédonie reste fracturé entre loyalistes et indépendantistes mais à un an du référendum d’autodétermination le clivage apparait moins tranché que jadis. Alors qu’Edouard Philippe se rend jeudi sur le Caillou, « l’opposition n’est pas si grande entre les indépendantistes qui ne veulent pas d’une rupture brutale avec la France et les loyalistes qui veulent aller plus loin dans l’autonomie. Il y a effectivement un chemin escarpé », a souligné l’ancien Garde des Sceaux, JeanJacques Urvoas, lors d’un récent colloque à Nouméa sur l’avenir institutionnel de l’archipel. Au terme d’un processus de décolonisation original entamé en 1988 par les accords de Matignon et poursuivi en 1998 par l’accord de Nouméa, la vie politique calédonienne est toujours figée en deux blocs. Le territoire a connu au cours des dernières décennies de profonds bouleversements économiques, sociaux et institutionnels mais la question de son accession à la souveraineté demeure celle qui fâche. Au sein de la population, l’inquiétude est palpable face à la difficulté des dirigeants locaux à éclairer l’après-référendum. La séquence électorale de 2017 (présidentielle, législatives et sénatoriales) a de surcroit conduit à une radicalisation des discours. Aux extrémités des deux camps les positions semblent inconciliables. Mais, passée l’électricité des campagnes, les franges plus modérées de l’échiquier politique jouent l’ouverture, craignant que la concorde entre les communautés « se fracasse » sur le référendum, prévu au plus tard en novembre 2018. Selon les projections, les partisans de la France sont assurés de remporter ce scrutin mais il n’éteindra pas la revendication d’indépendance, d’autant que deux autres référendums peuvent avoir lieu d’ici 2022. A la tête du principal parti non indépendantiste, Calédonie Ensemble (CE), le député Philippe Gomès a réitéré samedi sa proposition de « déclaration commune pour sanctuariser les acquis des trente dernières années », en terme de valeurs, de droit à l’autodétermination, de rapport à la terre ou d’institutions. Le travail réalisé sous la précédente mandature sous la houlette d’experts sur les convergences et les divergences entre loyalistes et indépendantistes pourrait servir de base. -« Souveraineté partagée »- Repoussant les lisières de l’autonomie, M. Gomès est allé jusqu’à prôner la construction d’une « souveraineté calédonienne » au sein de la France, rappelant que dans l’exercice de la justice ou des relations étrangères, domaines régaliens, l’accord de Nouméa a déjà instauré une « souveraineté partagée ». CE défend en outre « une calédonisation des administration régaliennes » – davantage de gendarmes, de juges, de militaires calédoniens – plaçant son projet dans une philosophie « nationaliste ». Moins transgressif, le sénateur Pierre Frogier (LR) veut un « grand palabre à l’océanienne », affirmant « qu’entre partenaires on peut parler de tout, y compris du tabou de la souveraineté ». En face, le FLNKS, qui revendiquait dans les années 1980 l’IKS (indépendance kanak socialiste), a infléchi sa ligne. L’UNI (Union nationale pour l’indépendance), qui regroupe trois des partis du FLNKS, milite pour « une souveraineté en partenariat avec la France et d’autres pays ». « Il faut pouvoir joindre les deux bouts: la volonté d’accession à la pleine souveraineté et la prise en compte de la peur qu’elle inspire à certains. Discuter du partenariat peut être un élément qui rassure », explique Louis Mapou, chef du groupe UNI au Congrès. Son homologue pour l’Union Calédonienne (UC-FLNKS), Roch Wamytan, préconise « un partenariat à égalité avec la France sans relation de tutelle », permettant de dénouer le contentieux colonial grâce à des liens « librement consentis ». Le leader kanak observe en outre « qu’un nationalisme calédonien est en train d’émerger » et qu’il « pourrait rencontrer le nationalisme kanak ». Malgré ces confluences, l’antagonisme crucial de la nature du lien avec la France persiste : création d’un « Etat en partenariat avec la France » pour les uns, « petite nation au sein de la République » pour les autres. « Il y a un chemin de crête mais il est très périlleux. Ce serait une sorte de troisième voie et jusqu’à présent ce genre de tentative a toujours échoué en NouvelleCalédonie », observe Pierre-Christophe Pantz, docteur en géographie. Source : afp.com/Fred Payet28

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12ème Congrès de Calédonie Ensemble

( 25 novembre 2017 ) Ce 25 novembre, Calédonie Ensemble tenait son 12ème congrès. Un moment politique important après le comité des signataires et avant l’arrivée du 1er ministre Édouard Philippe. Près de 1 000 militants et sympathisants ont participé à ce rendez-vous au cours duquel de nombreux thèmes ont été abordé, notamment celui du référendum. Source : NC 1ère

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Préparer les Assises des Outre-mer en Nouvelle-Calédonie

( 27 novembre 2017 ) Philippe Germain : « Cet après-midi, j’ai participé à une réunion de préparation des travaux de réflexion qui seront engagés prochainement en Nouvelle-Calédonie dans le cadre des Assises des Outre-mer. Comme cela a été acté lors du 16ème Comité des signataires, ils porteront sur le thème de la jeunesse et réuniront, sous la forme d’ateliers, des élus, des partenaires institutionnels et les acteurs économiques et sociaux de diverses filières. Cette réunion s’est tenue en présence d’Yves Rabineau, rapporteur national du volet social des Assises des Outre-mer et inspecteur général des affaires sociales, de Jacques Wadrawane, référent territorial pour le Pacifique des Assises des Outre-mer, de Nathalie Hanet, directrice générale de l’Établissement pour l’insertion dans l’emploi (EPIDE), de Valentine Fournier de la direction nationale de la Protection judiciaire de la jeunesse, et de Gérard Bessière, inspecteur général de la jeunesse et des sports ».

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Philippe Dunoyer : « Il ne faut pas que l’histoire s’arrête »

( 27 novembre 2017 ) Le député Philippe Dunoyer était l’invité de la matinale de RNC 1ère pour dresser le bilan du 12ème congrès de Calédonie Ensemble, qui s’est tenu ce 25 novembre. Il a évoqué les grandes thématiques abordées lors de ce congrès comme le plan de lutte contre la délinquance, le blocage du gouvernement par le groupe Backès-Martin, et bien évidemment la déclaration solennelle sur le patrimoine commun des Calédoniens que propose Philippe Gomès. Un patrimoine dont font partie les 30 années de paix que nous venons de vivre, un point qu’a développé Philippe Dunoyer. Source : RNC 1ère

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Les Cadets de la République en visite

( 22 novembre 2017 ) Une douzaine de Cadets de la République ont été reçus le mercredi 22 novembre par Hélène Iékawé, membre du gouvernement en charge de l’enseignement, pour une petite visite guidée de l’institution. Accompagnés par deux agents de la Police nationale, les Cadets de la République ont été reçus par Hélène Iékawé à l’intérieur de la salle des délibérations. Épaulée par Emmanuel Bérart, l’un de ses chargés de mission, la membre du gouvernement en charge de l’enseignement leur a expliqué le fonctionnement des institutions calédoniennes, notamment du gouvernement. C’est ici, dans cette salle que, chaque mardi matin, se tiennent les réunions du gouvernement, où sont adoptés arrêtés ou avant-projets de loi du pays. Devant des oreilles attentives, l’exposé a donc porté sur le Préambule de l’Accord de Nouméa, la mission du gouvernement, ses compétences, son organisation et sa place parmi les autres collectivités du pays. Le secrétaire général du gouvernement, Alain Marc, a également pris la parole et souhaité à tous ces jeunes de mener à bien leur formation au sein de la Police nationale. Formation en alternance Les Cadets de la République ont entre 18 et 30 ans. Durant un an, ils sont accueillis au sein de la Police nationale, dans le cadre d’un emploi du temps en alternance – entre lycée professionnel, école de police et stages sur le terrain. Leur objectif ? Prendre le temps d’améliorer leurs connaissances tout en se préparant sérieusement (et physiquement) au concours de gardien de la paix. Source : Le Mag’ du gouv

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