décembre 3, 2017

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« Comité des signataires : Le dialogue politique va s’engager pour « éclairer le jour d’après »

( 3 décembre 2017 ) Un Comité des signataires s’est tenu hier à Nouméa sous la présidence du Premier Ministre. Il a été l’occasion d’affirmer officiellement la volonté de tous les partenaires de s’engager dans un dialogue politique pour déterminer, selon les mots d’Edouard Philippe « les spécificités, les points d’accord, les convergences » des uns et des autres sur ce qu’est la Nouvelle-Calédonie. Le Premier ministre s’est prononcé en faveur d’« une discussion intense, complète (…) sur ce qui se passera après la consultation (…) quel que soit le résultat ». Cette dynamique s’inscrit totalement dans la démarche proposée par Calédonie Ensemble visant à ce « qu’une Déclaration commune indépendantistes – non indépendantistes proclamant notre patrimoine commun soit adoptée avant le référendum ». Plus nous aurons « scellé nos convergences » avant la consultation, mieux « nous assumerons nos divergences » au moment du vote. Ces déclarations du Premier ministre traduisent cette même volonté de dialogue entre indépendantistes et non indépendantistes qui a conduit, il y a deux jours, la plateforme « Pour une Nouvelle-Calédonie dans la France et dans la paix » (Calédonie Ensemble – Le Rassemblement Les Républicains – MPC – Tous Calédoniens) a signé avec l’UC-FLNKS Nationalistes et l’UNI la « Déclaration commune en vue de préparer la consultation de 2018 et de garantir le bon fonctionnement des institutions ». Précisant en préambule que « toutes les énergies doivent être mobilisées pour préparer cette consultation afin d’en garantir la sincérité et la sérénité », nous concluions avec nos partenaires indépendantistes sur la « volonté partagée de s’inscrire dans l’esprit qui a présidé aux Accords de Matignon-Oudinot et à l’Accord de Nouméa afin de poursuivre la construction de la communauté de destin ».

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Visite du Premier ministre : Rencontre au Sénat coutumier

( 2 décembre 2017 ) Philippe Germain : « Le Premier ministre Édouard Philippe a répondu cet après-midi à l’invitation du Sénat coutumier et de son président Pascal Sihaze. Après les gestes coutumiers et le discours de bienvenue de Gilbert Tein, la parole a été échangée à l’intérieur de la grande case autour des sénateurs coutumiers, grands chefs, représentants de l’État, députés et sénateur calédoniens, et du président du gouvernement. « Vous avez exprimé très clairement la question de l’identité kanak, comment on peut la faire vivre, l’enrichir et la défendre, et ceci quel que soit le résultat du référendum, a déclaré Édouard Philippe. Nous avons compris cet enjeu. Et lorsqu’il s’agira de réfléchir à l’avenir de la Nouvelle-Calédonie, j’essaierai de me montrer à la hauteur des mots que vous avez prononcés ». Des paroles d’une grande sagesse, de la part d’un Premier ministre très impliqué dans le dossier calédonien ».

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Philippe Gomès : « Nous voulons une déclaration solennelle sur le patrimoine commun des Calédoniens »

( 30 novembre 2017 ) Source : Libération.fr Philippe Gomès, député représentant des loyalistes modérés, appelle à une mobilisation de chaque camp pour éviter de perdre les acquis de ces trente dernières années. Député (apparenté UDI) de Nouvelle-Calédonie, ancien président du gouvernement local, Philippe Gomès est à la tête de Calédonie ensemble, la principale formation non-indépendantiste, tenante d’un loyalisme modéré. La Nouvelle-Calédonie est-elle mûre pour la consultation sur l’indépendance qui s’approche ? Une partie des Calédoniens l’appréhende, car ce scrutin va les réduire à ce qui les oppose. Donc il est susceptible de créer un climat de tension sociale, politique, ethnique, contraire au vivre-ensemble que l’on tisse depuis trente ans. La sérénité du vote va dépendre de notre capacité à tous, indépendantistes ou non, à mettre celui-ci en perspective, à expliquer qu’il ne sera pas un aboutissement, mais une étape. Comment procéder ? Nous proposons qu’une déclaration solennelle sur le patrimoine commun des Calédoniens soit faite avant le référendum, par les indépendantistes et les non-indépendantistes. Une manière de dire ce qui nous rassemble, de sanctuariser les acquis des trente dernières années : institutions, droit à l’autodétermination, valeurs républicaines, kanakes et chrétiennes… Si on y arrive, cela permettra de voter, pour ou contre, de manière plus sereine. Mais ce «vivre-ensemble» est-il une réalité dans la Nouvelle-Calédonie d’aujourd’hui ? En fait, plusieurs réalités coexistent. A Nouméa, les communautés cohabitent, plus qu’elles ne vivent ensemble. Sur la côte est, le poids des événements des années 1980 a fait que la communauté kanake vit essentiellement entre elle. Mais dans les communes voisines de Nouméa et sur la côte ouest, la population est mixte et il y a un vrai vivre-ensemble. C’est vers cela qu’il nous faut tendre pour sortir vers le haut de notre histoire. Faut-il envisager de nouveaux transferts de compétence ? Notre mouvement propose une véritable souveraineté calédonienne au sein de la République. Il s’agit de nous gouverner nous-mêmes dans toutes les dimensions d’un pays. Nous avons déjà une large autonomie : il n’y a pas un texte voté à l’Assemblée nationale qui s’applique chez nous. Restent les compétences régaliennes : défense, justice, politique étrangère, ordre public. Nous n’avons pas les moyens de les prendre entièrement à notre charge. Mais nous pouvons y être davantage associés. Pourquoi pas un conseil de défense, dans lequel la Nouvelle-Calédonie aurait son mot à dire ? Pourquoi pas des assesseurs coutumiers associés à la juridiction pénale ? Un retour de la violence est-il possible en Nouvelle-Calédonie ? Faute d’un socle commun avec les indépendantistes, on risque de refermer la parenthèse démocratique ouverte en 1988. On a quitté une logique de quasi guerre civile pour une lutte par les urnes. Et les indépendantistes ont admis que d’autres que les Kanaks étaient légitimes à participer à ce choix. Ce double acquis pourrait être remis en cause si le scrutin était mal préparé. On peut revenir à une simple relation entre peuple colonisé et Etat colonial, et balayer trente ans de travail. Source : Libération.fr

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