février 22, 2018

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Gérard Poadja​ applaudi unanimement au Sénat : « L’unité du peuple calédonien doit prévaloir pour que nous puissions continuer à construire le destin commun dans la France et dans la Paix »

(20 février 2018) Gérard Poadja à Gérard Larcher, président du Sénat (Les Républicains) : « Vous avez vu juste dans votre discours au Congrès du 23 février 2016 quand vous avez déclaré « Malgré les difficultés, l’unité du peuple calédonien a toujours prévalu! ». Et je souhaite de tout mon cœur, malgré les inévitables tensions, qu’il en soit de même au lendemain du référendum, pour que les calédoniens puissent continuer de construire le destin commun, dans la France et dans la paix ». Gérard Poadja a rappelé ce que nous ne devons pas oublier : « Dans le préambule de l’Accord de Nouméa, (…), on a su mettre des mots sur les non-dits de notre histoire commune. (…) Le texte que nous allons adopter aujourd’hui (…) apporte une définition ultime au corps électoral référendaire qui devra se prononcer dans quelques mois sur l’avenir de notre pays. Il contribue à la définition d’un peuple, le peuple calédonien. Ce peuple de toutes les couleurs et de toutes les cultures qui par les hasard de l’histoire du monde est en train de se construire dans une petite ile du pacifique en Mélanésie. Comme l’a dit dans une belle formule le président du Sénat (…) Gérard Larcher le 23 février 2016: « (…) Depuis les accords de Matignon, les calédoniens ont refusé que les versions divergentes de l’avenir se règlent par une partition ethnique ou géographique. L’unité du peuple calédonien a prévalu et s’incarne dans la citoyenneté prévue par la loi organique ». 

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Référendum en Nouvelle-Calédonie : Le Sénat vote la composition du corps électoral à la quasi-unanimité

(20 février 2018) 344 sénateurs ont donné mardi leur feu vert à la quasi-unanimité au projet de loi organique sur la composition des listes électorales pour le référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Seuls les deux sénateurs FN ont voté contre le texte défendu par la ministre des Outre-mer Annick Girardin. Prochaine étape : l’Assemblée nationale où le texte sera débattu les 13 et 15 mars prochain. « Le vote du Sénat est un signal fort adressé à la Nouvelle-Calédonie », a estimé Annick Girardin. Ce projet de loi organique sur « l’organisation de la consultation sur l’accession à la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie », dont l’examen avait eu lieu mardi dernier au Sénat, traduit l’accord politique entre non-indépendantistes et indépendantistes obtenu le 2 novembre à Matignon par le Premier ministre Édouard Philippe, lors du 16ème Comité des Signataires de l’Accord de Nouméa (1998). Merci aux sénatrices et sénateurs pour cette adoption quasi unanime ! #NouvelleCaledonie https://t.co/ovicQJ63FB — Annick Girardin (@AnnickGirardin) 20 février 2018 Le texte permet notamment l’inscription d’office, sur les listes électorales générales de la Nouvelle-Calédonie, des natifs du territoire encore non-inscrits, pour qu’ils puissent ensuite accéder à la liste spéciale pour le référendum d’autodétermination prévu avant novembre 2018. Ce projet de loi organique propose en premier lieu de mettre en place une « procédure exceptionnelle d’inscription d’office » sur les listes électorales générales pour tous les électeurs non-inscrits qui « ont leur domicile réel dans une commune de la Nouvelle-Calédonie ou qui y habitent depuis six mois au moins ». Vote sur le #Référendum pour la #souveraineté de la #NouvelleCalédonie. 342 pour, 2 contre. Gérard Poadja, sénateur de la NC, est intervenu pour le groupe UC. La ministre @AnnickGirardin a salué le Sénat qui a amélioré le texte. Elle espère le même soutien à l’@AssembleeNat. pic.twitter.com/kmNJbqo8cQ — Olivier Cadic (@OlivierCadic) 20 février 2018 En vertu des critères déjà fixés par l’Accord de Nouméa, une fois présents sur la liste générale, les Kanak ayant un statut civil coutumier (organisation sociale traditionnelle) rejoignent sans condition la liste spéciale pour le référendum. Le texte prévoit ensuite d’inscrire sur cette liste électorale spéciale les « électeurs nés en Nouvelle-Calédonie et présumés y détenir le centre de leurs intérêts matériels et moraux (…) dès lors qu’ils y ont été domiciliés de manière continue durant trois ans ». Pour ces derniers, « l’inscription ne pourra être refusée que par l’État au vu de certains fichiers dont le principal est celui de la Sécurité sociale », avait précisé le rapporteur (LR) au Sénat, Philippe Bas. Environ 7 000 personnes de statut civil coutumier (Kanak) et 4 000 de droit commun sont concernées par ces nouvelles dispositions. Lors du débat, la plupart des sénateurs avaient souligné la nécessité que l’issue du scrutin ne réveille pas les tensions entre indépendantistes et non-indépendantistes. « Nous allons voter ce texte (…) parce qu’il est la traduction juridique d’un accord politique », a déclaré au cours des explications de vote le président du groupe LR Bruno Retailleau. Mais selon lui, « le seul qui refuse de s’engager, c’est l’État. Et le rôle de l’État c’est de préparer le jour d’après le référendum qui sera certainement celui de la Nouvelle-Calédonie dans la France ». « Il apporte une définition ultime au cours électoral référendaire qui devra se prononcer dans quelques mois sur l’avenir de notre pays » Gérard Poadja, @senat #loiorganique #NouvelleCaledonie — Sénateurs Centristes (@UC_Senat) 20 février 2018 « Ce texte contribue à la définition d’un peuple, le peuple calédonien, ce peuple de toutes les couleurs et de toutes les cultures, qui par les hasards de l’histoire du monde, est en train de se construire » Gérard Poadja, @senat #loiorganique #NouvelleCaledonie — Sénateurs Centristes (@UC_Senat) 20 février 2018 Pour le sénateur de Nouvelle-Calédonie Gérard Poadja (UDI), « ce texte contribue à la définition d’un peuple, le peuple calédonien (…) qui, par les hasards de l’histoire du Monde, est en train de se construire dans une petite île du Pacifique en Mélanésie ». Jacques Bigot (PS) a souligné que son groupe soutenait « un texte qui est dans la logique de ce qu’a mis en œuvre Michel Rocard » lors des accords de Matignon, signés en 1988 par le leader indépendantiste Jean-Marie Tjibaou et le leader loyaliste Jacques Lafleur, pour mettre mis fin aux violences entre les communautés Kanak et d’origine européenne. Claude Malhuret (Les Indépendants) a jugé que le texte constituait « la première pierre de la fondation sur laquelle bâtir la Nouvelle-Calédonie de demain ». .@jacquesbigot  » Nous voterons ce texte qui est dans la droite ligne de ce qu’à fait Michel Rocard  » #nouvellecalédonie — SénateursSocialistes (@senateursPS) 20 février 2018 Le projet de loi organique règle également la question des bureaux de vote délocalisés : Les électeurs inscrits sur les listes électorales des communes de Bélep, de l’île des Pins, de Lifou, de Maré et d’Ouvéa pourront donc voter à Nouméa pour ce scrutin. L’Assemblée nationale examinera à son tour le texte les 13 et 15 mars prochain. « Cette consultation est importante, mais elle n’est qu’une étape dans l’histoire de la Nouvelle-Calédonie. Je ne cache pas notre inquiétude sur le fait que le jour d’après n’est pas suffisamment préparé », a déclaré ce lundi Manuel Valls, rapporteur de projet de loi à l’Assemblée nationale, en déplacement en Nouvelle-Calédonie avec la Mission parlementaire d’information sur l’avenir institutionnel du territoire. Source : Outremers360 – AFP

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Élections au parlement européen : La France des Outre-mer sacrifiée

(21 février 2018) Philippe Gomès : « Le projet de Loi adopté ce jour par l’Assemblée nationale porte un coup fatal à la représentation ultramarine au parlement européen notamment à celle des collectivités du Pacifique. Avec Philippe Dunoyer nous avons voté CONTRE. Le nouveau système conduit à une élection sur la base de listes présentées au niveau national contrairement au dispositif actuel qui prévoyait des listes par région (dont une région ultramarine). L’existence de cette région ultramarine conduisait obligatoirement à avoir des élus qui en sont issus y compris de la région Pacifique. C’est en application de ce système électoral que la Nouvelle-Calédonie est représentée depuis près de 10 ans au parlement européen par Maurice Ponga. Dans le nouveau système les partis politiques auront totalement la main sur la constitution des listes comme cela était le cas avant 2003…. Et dans cette hypothèse les Outre-mer sont relégués sur des places non éligibles car leur poids électoral est insignifiant. La seule collectivité ultramarine qui parvenait à avoir des représentants c’est la Réunion grâce à ses 800 000 habitants….. Nous déposerons par l’intermédiaire de Gérard Poadja des amendements au Sénat afin de tenter de corriger cette hérésie républicaine ». M. Jean-Christophe Lagarde. « Je voudrais interpeller à mon tour le Gouvernement sur le cas spécifique des Outre-mer. Le mode de scrutin actuel ne garantit pas la représentation des Outre-mer de façon satisfaisante. Dans cette circonscription soumise au scrutin proportionnel, les trois candidats d’une même liste peuvent venir du même océan, par exemple, alors que trois océans sont concernés. Et vous comprendrez que le groupe UDI-Agir pense particulièrement aux députés de l’océan Pacifique – Wallis-et-Futuna, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française. Ce sont les seuls qui relèvent du statut de région ultrapériphérique quand on débat au niveau européen, puisque les autres sont des départements d’outre-mer, et ils risquent de ne pas être représentés au Parlement européen, ce qui serait dommageable. Je réitère donc, madame la ministre, ma demande d’une expertise par le Gouvernement, d’ici le débat au Sénat, lors duquel nous vous ferons des propositions. Il me semble possible de prévoir que, sur les soixante-quatorze députés européens qui seront élus par la France en 2019, trois représentent les régions ultramarines par scrutin de circonscription, la globalité du scrutin restant de nature proportionnelle, avec soixante et onze élus sur soixante-quatorze. Pour que les enjeux spécifiques de l’Outre-mer soient traités correctement au Parlement européen, il serait sans aucun doute appréciable que les trois océans y soient représentés. Ce type de scrutin mixte, assez semblable finalement à ce qu’on va nous proposer pour le prochain renouvellement de l’Assemblée nationale, permettrait de préserver les intérêts de nos régions ultramarines au Parlement européen. »

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