août 16, 2018

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Nouvelle-Calédonie : Le groupe de dialogue fait un bilan politique avant le référendum

Le groupe de dialogue mis en place par Edouard Philippe pour préparer le référendum du 4 novembre sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie dresse dans un document le bilan politique des accords de Matignon et de Nouméa, entre satisfaction et constat d’insuffisance. Les membres du groupe représentaient les principales tendances indépendantistes et non-indépendantistes du territoire. Avec les accords de Matignon-Oudinot des 26 juin et 19 août 1988 et de Nouméa du 5 mai 1998, la Nouvelle-Calédonie s’est en effet engagée dans un processus d’autodétermination et de décolonisation progressif, dont le référendum est une étape essentielle. Quatre grands thèmes sont abordés dans le document transmis ce week-end à la presse. Le premier concerne le bilan « sur l’émancipation, la décolonisation et le droit à l’autodétermination« . « Le droit à l’autodétermination de +la population intéressée+ continuera à s’exercer jusqu’à ce qu’il soit opté de manière définitive pour l’une des voies prévues par l’ONU dans ses résolutions relatives au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes« , note le groupe. « Le retrait de la Nouvelle-Calédonie de la liste des territoires à décoloniser relève de l’ONU« , rappelle-t-il. Également évoquée : la « gouvernance » du territoire. « Malgré les difficultés, les profondes divergences et les rivalités inhérentes à la vie démocratique, les responsables politiques calédoniens ont su trouver les consensus ou les compromis nécessaires sur les sujets essentiels« , se félicite le groupe. « Le gouvernement collégial a dû faire face à plusieurs crises mais a finalement toujours assuré son rôle d’exécutif, transcendant souvent le clivage indépendantistes/non indépendantistes« , note-t-il. Critères de citoyenneté bientôt redéfinis Concernant le « vivre-ensemble », il souligne par ailleurs que « la citoyenneté calédonienne fonde les restrictions apportées au corps électoral et la priorité d’accès à l’emploi. Elle a contribué à l’émergence d’une identité calédonienne. Ses conditions d’accès, qui font débat, sont par définition transitoires et devront être redéfinies dans le cadre de la sortie de l’Accord de Nouméa« . « Les actions conduites durant la période de mise en oeuvre de l’Accord de Nouméa ont été particulièrement volontaristes dans la prise en compte de l’identité kanak« , note également le groupe. Cette démarche « doit être poursuivie pour permettre aux institutions coutumières de jouer pleinement leur rôle ». Pour affirmer une identité commune aux différentes communautés, « le 26 juin, date de la signature des Accords de Matignon, pourrait être retenue comme date anniversaire de cette nouvelle étape de l’histoire calédonienne contemporaine ». A propos du rééquilibrage entre les trois provinces (Sud et Nord de la Grande Terre et îles Loyauté) qui constituent le pays, les responsables reconnaissent que le travail n’est pas encore terminé. Si « le niveau d’éducation de la population s’est considérablement amélioré (parcours adaptés en primaire et secondaire, forte progression de la réussite au bac, montée en puissance des formations supérieures, partenariats pour favoriser l’accès à la haute fonction publique), de fortes inégalités territoriales demeurent et l’insertion économique des jeunes générations doit être mieux préparée« . L’autonomie économique est considérée en progression, soutenue par d’importants investissements extérieurs. « A ce titre l’usine de KNS (traitement du nickel) a constitué le fer de lance du rééquilibrage et a permis le développement d’un véritable pôle urbain en province Nord. Pour autant, hors financement des compétences régaliennes, les dotations de l’Etat représentent encore 30 % des dépenses publiques, notamment en matière de logement social et d’éducation« , écrivent les responsables. Le groupe était composé des indépendantistes Paul Néaoutyine (Palika), Victor Tutugoro (UPM), Daniel Goa et Roch Wamytan (UC) et des non-indépendantistes Philippe Gomès et Philippe Michel de Calédonie ensemble (centre droit) et Gaël Yanno (SE). S’il a fait consensus parmi le groupe de travail, le texte, qui sera remis au Premier ministre, a déjà été critiqué par la branche droitière des loyalistes – Le Rassemblement-LR et les Républicains Calédoniens – qui avaient claqué la porte du groupe en juin. Source : Le Point

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Philippe DUNOYER sur le Budget supplémentaire de la Nouvelle-Calédonie voté par le congrès : Après la gestion du gouvernement Martin-Backes (2012-2014) : « N’oublions pas d’où on vient .. »

(12 août 2018) L’émission Politique Directe a été l’occasion pour le député Philippe DUNOYER de rappeler deux points forts du budget 2018 de la Nouvelle-Calédonie : « C’est un budget responsable, car la moitié des ressources dégagées a été affectée à la diminution du recours à l’emprunt, pour préserver la capacité d’endettement ». Autre élément très important : « le soutien à l’économie et aux entreprises, avec, au total, 11 milliards d’investissement en 2018 pour soutenir la commande publique. » L’émission a été l’occasion aussi, pour le député de la 1ère circonscription, de rappeler le débat sur l’examen par le congrès du rapport de la Chambre territoriale des comptes sur les finances de la Nouvelle-Calédonie , le 1er août dernier : « La gestion 2012-2014 du gouvernement Martin-Backes (au sein duquel Sonia BACKES était plus particulièrement chargée du budget et des finances) a vu augmenter de 20% les dépenses de fonctionnement, et siphonné les 7 milliards de capacité d’autofinancement pour amener la Nouvelle-Calédonie au bord du précipice. Il a fallu redresser depuis 2015, les comptes pour éviter la faillite de la Nouvelle-Calédonie (…). Il ne faut donc pas oublier d’où on vient. »  Source : NC la 1ère

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Droit de réponse faisant suite à l’interview de Philippe BLAISE du 14 août 2018

(15 août 2018) Madame la Directrice, Monsieur le Rédacteur en chef, Faisant suite à la diffusion sur vos ondes, ce 14 août, d’une interview de Philippe BLAISE mettant directement en cause Calédonie Ensemble et ses élus, je sollicite, conformément aux termes de la loi modifiée du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, l’exercice d’un droit de réponse par diffusion des éléments qui suivent, et ce autant de fois que vous avez diffusé l’interview en question : Ce 14 août sur vos ondes, Philippe BLAISE a tenu des propos à la fois mensongers, erronés, approximatifs et diffamatoires vis-à-vis de Calédonie Ensemble et de ses élus. 1. Des propos mensongers concernant la gestion financière de la Nouvelle-Calédonie, où Calédonie Ensemble a été accusée de « maquiller les comptes publics » : Le rapport d’observations définitives de la Chambre territoriale des comptes (CTC) relatif à la période 2012-2016, a clairement distingué deux périodes : – De 2012 à 2014, celle du gouvernement Martin Backes et de la folle envolée des dépenses ; – A partir de 2015, celle du redressement des comptes publics de la Nouvelle-Calédonie, grâce au travail de Thierry CORNAILLE (2014/2015) et Philippe DUNOYER (2016/2017), successivement membres du gouvernement chargé du budget. Sur la période 2012-2014, alors même que les recettes de fonctionnement étaient stables, la Chambre territoriale des Comptes relève dans son rapport : – Que les dépenses de fonctionnement se sont envolées de +20% sur (soit + 8 milliards), passant de 40,6 milliards en 2012 à 48,5 milliards en 2014 ; – Que l’épargne brute, qui permet de financer les investissements, a littéralement fondue sous le gouvernement Martin Backes, passant de 6,8 milliards en 2012 à 0,7 milliard en 2014 ; – Que, sous ce gouvernement Martin Backes, le recours massif à l’emprunt (+10 milliards !), a fait passer le taux d’endettement de 36% en 2012 (11 milliards d’encours) à près de 50% en 2014 (20,8 milliards d’encours). La Chambre territoriale des Comptes oppose elle-même la hausse des dépenses de fonctionnement de 20% entre 2012 et 2014 (gestion Martin-Backes) à la diminution de 18% de ces mêmes dépenses entre 2014 et 2016. La Chambre territoriale des Comptes souligne également que « la capacité d’autofinancement de la collectivité –Nouvelle-Calédonie- a atteint son niveau le plus bas en 2014 », en précisant que « la situation a été rétablie à partir de 2015 ». Il s’agit là de la réalité des faits relevés par la Chambre territoriale des Comptes, et Calédonie Ensemble tient à saluer le travail de redressement des comptes publics engagés depuis 2015, comme le fait la Chambre territoriale des Comptes dans sa recommandation n° 25 du rapport, selon laquelle elle « recommande à la Nouvelle-Calédonie de poursuivre l’effort de rigueur initié depuis 2015, portant sur les dépenses de fonctionnement propres de la collectivité ». 2. Propos insultants ensuite de Philippe BLAISE concernant la « calédonisation » des administrations régaliennes Philippe BLAISE a tenu des propos insultants à l’encontre du député Philippe GOMES, en qualifiant la « calédonisation » des administrations régaliennes que défend Calédonie Ensemble dans le but de permettre aux Calédoniens de s’approprier de nouveaux champs d’emplois (armée, gendarmerie, justice, …) en « gomésification des compétences régaliennes » . Nous considérons cette attaque comme une marque de mépris à l’égard de l’État et de la jeunesse calédonienne : – À l’égard de l’État, car c’est l’État et non Philippe GOMES, qui est responsable au titre du Ministère de la défense, de l’intérieur ou de la justice, des différentes nominations dans les corps de policiers, de gendarmes, de militaires ou de personnels judiciaires ; – À l’égard de la jeunesse calédonienne, aussi, car elle peut légitimement aspirer à occuper des emplois dans ces administrations. Quand les arguments manquent, reste l’insulte. Philippe BLAISE nous en a fourni une illustration édifiante. Salutations distinguées,       Philippe MICHEL

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