octobre 31, 2018

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A 5 jours du référendum en Nouvelle-Calédonie, ultimes meetings des deux camps

(30 octobre 2018) Drapeaux kanaks et chants à la gloire de la « Kanaky Nouvelle Calédonie » d’un côté, appel au « vivre ensemble » de l’autre: les deux principaux partis indépendantiste et non indépendantiste tenaient mardi leurs derniers meetings, avant le référendum sur l’indépendance dimanche. Toute la journée, plusieurs centaines de personnes ont participé dans une ambiance festive et combative à Nouméa au rassemblement final du FLNKS, qui croit dur comme fer à la victoire du oui à l’indépendance. Dans la soirée, le principal parti non-indépendantiste Calédonie Ensemble (droite modérée) a organisé à son tour sa dernière rencontre à l’université de Nouméa, devant environ 400 militants. Après une campagne jusque-là apaisée entre les camps du oui et du non, le sénateur Pierre Frogier, président local du Rassemblement LR a jeté un peu d’huile sur le feu en annonçant qu’il demanderait, si le non l’emporte massivement dimanche comme le laissent entrevoir les sondages, l’annulation des deux autres scrutins qui peuvent être organisés d’ici à 2022, selon l’accord de Nouméa (1998). Une demande qui a peu de chance d’aboutir, mais pourrait arcbouter le clan indépendantiste. L’accord de Nouméa avait été signé dix ans après ceux de Matignon, qui ont mis fin à plusieurs années de quasi guerre civile entre Kanaks et Caldoches ayant culminé avec la prise d’otage et l’assaut de la grotte d’Ouvéa en mai 1988, faisant au total 25 morts. Au terme de cet accord, 174.154 électeurs sont invités à se prononcer pour dire s’ils souhaitent « que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ». Mardi, au centre d’activités Kowe-Kara, à la sortie de Nouméa, le drapeau kanak, une flèche faitière dans un soleil sur fond bleu, rouge, vert, est partout: sur les tee-shirts, accroché dans les cheveux des femmes. Sur une scène en plein air, des groupes de Kaneka, musique locale, mettent l’ambiance. Le titre « Pour la Kanaky je dis +oui+ » remporte un franc succès. Sur l’estrade, les principaux leaders des deux mouvances du FLNKS, l’Union nationale pour l’indépendance (UNI) et l’Union calédonienne (UC) se succèdent, sous une bannière « Oui à la pleine souveraineté Kanaky Nouvelle Calédonie ». Leçon de l’histoire Roch Wamytan, chef du groupe UC-FLNKS et nationaliste au Congrès, dénonce, sous les vivats de la foule, « cet Etat qui s’accroche pour ne pas lâcher le dernier confetti de son empire ». « On va gagner, il n’y a pas de raisons de douter, nous sommes arrivés au bout du combat », assure Charles Washetine, porte-parole et élu du Palika (Parti de libération kanak). Des femmes, en robes traditionnelles aux couleurs vives, écoutent, assises sur des nattes. Marie, 64 ans, est « sûre qu’on va gagner ». « Même si ça ne passe pas là, on recommence une deuxième fois, une troisième fois », insiste cette retraitée de la banque. L’ambiance est beaucoup plus policée et encadrée au meeting de Calédonie Ensemble. Ici, pas de danse ni de chant, mais des intervenants qui défendent à tour de rôle « le destin commun » de la Nouvelle-Calédonie et la nécessité de ne pas créer plus de divisions au soir du 4 novembre. « On a retenu la leçon de l’histoire, la leçon des événements (…) Dimanche il ne suffira pas de gagner, il va falloir être plus intelligent que ça et tendre la main », explique Philippe Michel, président de la Province sud. Le meeting prend une tournure plus politique et agressive quand le député Philippe Gomès, président de Calédonie Ensemble, entre en scène. Il tacle les indépendantistes, dont le projet « est resté sur la base d’un logiciel des années 70 ou 80 », et dont le discours, « pas à la hauteur des enjeux », oublie « le chemin accompli en trente ans ». Mais il s’en prend encore plus vigoureusement à ses deux rivaux de droite – pourtant non indépendantistes -, Les Républicains Calédoniens et le Rassemblement LR, qui selon lui « vont +mettre la zone+ après le référendum avec leur propos électoralistes ». A la sortie, les militants ne retiennent que le discours sur le « vivre ensemble ». « Ce qui nous pousse c’est la paix, je suis sereine, on va gagner », explique Nicole, une évangéliste de 51 ans, d’origine kanak. Source : Le Point

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Tromperies pré-électorales qui n’aboutiront qu’à un seul résultat : Inciter les indépendantistes à demander l’organisation des 2è et 3è référendum

(31 octobre 2018) Une pensée politique qui ne se limiterait pas à trois lettres… A quelques jours de la fin de la campagne électorale pour le référendum, le groupe Backès-Blaise et le Rassemblement, qui avaient jusqu’alors limité leur pensée politique à trois lettres, viennent enfin d’esquisser des « perspectives » d’avenir. Elles concernent principalement la non-organisation des 2è et 3è référendum, dont nous avions contesté de longue date la pertinence politique et économique : « il nous faut un seul référendum éclairé et de paix au lieu des 3 référendum prévus par l’accord de Nouméa » (Congrès de Dumbéa – Juin 2013). ⇒ Pour le groupe Backès-Blaise, le plan c’est : – 2019 : on rédige et on signe le nouveau statut de la Nouvelle-Calédonie qui supprime les 2è et 3è référendum ; – 2020 : on le fait adopter par le Parlement (Sénat et Assemblée nationale) réuni à Versailles ; – 2021 : on demande le retrait de la Nouvelle-Calédonie de la liste des pays à décoloniser de l’ONU. Sonia Backès n’en est pas à son coup d’essai : déjà en 2014, dans le cadre de la campagne des élections provinciales, elle s’engageait à organiser au nom de l’UCF – formation aujourd’hui disparue – « un référendum dès 2015 afin d’anticiper le référendum prévu par l’Accord de Nouméa ». ⇒ Pour le Rassemblement, Pierre Frogier annonce le dépôt imminent d’une « proposition de loi constitutionnelle pour écarter le deuxième et troisième référendum », en précisant qu’au lendemain du 4 novembre, « ce sont les indépendantistes eux-mêmes qui, par ce référendum binaire, auront permis de purger l’indépendance. » Pierre Frogier n’en est pas à son coup d’essai : déjà en 2014 – comme par hasard, juste avant les élections provinciales – il avait déposé une proposition de loi pour ouvrir le corps électoral… Qui est restée lettre morte. En résumé, le groupe Backès-Blaise et le Rassemblement proposent de revenir de manière unilatérale sur les dispositions – constitutionnalisées – de l’Accord de Nouméa. Un logiciel politique dépassé… Leur logiciel est resté celui des années 80, quand la majorité non-indépendantiste considérait alors qu’elle pouvait écrire, à elle seule, l’histoire du pays. On connait la suite… Depuis 30 ans, nous avons collectivement révisé notre logiciel. L’arithmétique électorale constitue un fait politique et non une solution politique : les non indépendantistes sont majoritaires, ils l’étaient hier, ils le seront encore le 4 novembre. Mais il y a un autre fait politique tout aussi important qui s’impose : la majeure partie des non-indépendantistes sont des calédoniens d’origine non kanak, la majeure partie des indépendantistes sont des calédoniens d’origine kanak. C’est en prenant en compte cette situation particulière que nous avons construit ensemble une nouvelle façon d’écrire l’histoire de notre pays : par le dialogue, qui seul permet la construction du consensus, dans le respect des convictions de chacun. C’est ainsi que sont nés les consensus des Accords de Matignon et de Nouméa. Tenter de faire croire aux Calédoniens que l’on peut revenir à des décisions unilatérales parce qu’on est majoritaire et que le référendum consacrera cette majorité, c’est vouloir les tromper. Le seul logiciel qui permettra l’évolution de notre organisation politique, c’est celui du dialogue et du consensus. L’Accord de Nouméa, fruit d’un consensus local entre indépendantistes et non-indépendantistes, préalable à un consensus national entre la droite et la gauche, ne pourra être modifié que par un processus identique. La proposition de loi de Pierre Frogier ne dépassera pas l’imprimerie du Sénat. Les « perspectives » tracées par le groupe Backes-Blaise resteront ce qu’elles sont : une ritournelle pré-électorale. C’est fort de cette conviction, que Calédonie Ensemble a tenu à consacrer, avec les indépendantistes, ce qui unit les Calédoniens, dans le cadre du groupe de dialogue créé par le Premier Ministre : la Charte des valeurs calédoniennes et le Bilan politique partagé de l’Accord de Nouméa. C’est fort de cette conviction que Calédonie Ensemble a invité les formations politiques calédoniennes, à construire, au lendemain du référendum, un nouveau consensus sur une organisation politique ayant vocation à se substituer à l’accord de Nouméa afin de poursuivre l’émancipation du pays au sein de la République, tout en maintenant le droit à l’autodétermination des Calédoniens. Les propositions anachroniques et électoralistes du groupe Blaise-Backès et de Pierre Frogier n’aboutiront qu’à un seul résultat : obliger les indépendantistes à aller au bout de l’accord de Nouméa au travers de l’organisation d’un 2è et d’un 3è référendum avec toutes les conséquences politiques, économiques et sociales qui en découleront.

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Meeting de clôture de l’agglo à l’amphi 400 de l’Université

(30 octobre 2018) Belle affluence ce soir à l’Amphi 400 de l’Université de la Nouvelle-Calédonie pour notre 4ème meeting de clôture de la campagne référendaire, après celui de KOUMAC où nous avons réunis plus de 100 participants, celui des ILES avec 200 participants, celui de LA FOA avec 250 participants; ce soir ce sont plus de 400 calédoniens de tous horizons qui ont fait le déplacement pour échanger et évoquer nos perspectives d’avenir pour le pays, un avenir à construire « dans la France et aux couleurs de la paix ». Pour toutes celles et ceux n’ayant pu se déplacer, suivez notre réunion en direct live sur FB… Bonne réunion à toutes et à tous !

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7ème Clip de campagne Calédonie Ensemble

(30 octobre 2018) Martine LAGNEAU, vice-présidente de la province Sud, nous rappelle que c’est notamment grâce à la France que la Nouvelle-Calédonie se classe au 3ème rang des pays de la région en terme de création de richesse par habitant ; Que se sont aussi la Défiscalisation, les contrats de développement, les dotations de l’Etat aux collectivités qui permettent notre développement social et économique. En seconde partie du clip, ce sont les photos prises sur le vif lors de nos 129 réunions de campagne qui montrent aux Calédoniens le travail accompli par Calédonie Ensemble sur le terrain, à travers tout le pays, pour convaincre de voter « NON » le 4 novembre, « pour construire –par un dialogue entre Calédoniens- un avenir dans la France aux couleurs de la Paix »  Source : Nouvelle-Calédonie la 1ère

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Le président de l’Assemblée Nationale a reçu ce midi les députés ultramarins et membres de la délégation outre-mer en compagnie de la ministre Annick GIRARDIN

(30 octobre 2018) Une tradition ancienne qui précède le vote des crédits de la mission outre-mer dans le budget 2019. Le président est notamment intervenu pour souhaiter que le référendum en Nouvelle-Calédonie se déroule dans les meilleures conditions et, qu’une fois son résultat connu, nous puissions collectivement poursuivre le travail en commun dans le dialogue permanent et pour préserver la paix sur notre territoire.

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Tournée en tribu à BA

(24 octobre 2018) C’est à la tribu de BA, à HOUAILOU, que le sénateur Gérard POADJA, Nina JULIE (vice-présidente du congrès de la Nouvelle-Calédonie) et Bernard NENOU (conseiller municipal de POINDIMIE), se sont rendus pour porter, à la veille du référendum, notre voix pour le « NON » à l’indépendance et la poursuivre d’un dialogue avec les indépendantistes, afin de construire notre avenir « dans la France aux couleurs de la paix ». En présence du Chef de la Tribu, ASSAWA Gilbert, du Président du Conseil des anciens, Raymond ASSAWA, et de plusieurs chefs de clans, parmi lesquels Marcel EURISOUKE, Jacques KOERON ou encore Jean-Jacques ASSAWA, les élus ont pu échanger avec un public soucieux, au-delà du référendum, de l’amélioration de ses conditions de vie au quotidien.

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