mars 3, 2025

Catégories
ACTUALITÉS

25 octobre 2022 – Rencontre chaleureuse avec Gerard Larcher le Président du Sénat

Avec Philippe Gomès et Philippe Dunoyer nous nous sommes rendus au palais du Luxembourg pour un entretien avec mon président (!), Gerard Larcher, un ami de longue date de notre Pays, fin connaisseur de nos arcanes politiques…Un président qui devant le Congrès de la Nouvelle-Calédonie avait rappelé il y a quelques années que, quelles que soient les difficultés, « l’unité du peuple calédonien avait toujours prévalu ». A l’ordre du jour de cet échange le processus engagé par le gouvernement dans le cadre de la sortie de l’Accord de Nouméa. J’ai dis avec force ma conviction : le gouvernement doit maintenir la volonté de dialogue qu’il a exprimée depuis la venue du ministre des Outre-mer en Nouvelle-Calédonie, même si les réunions prévues – la bilatérale entre le FLNKS et le ministre de l’intérieur ainsi que la convention des partenaires initiée par la Première Ministre – sont boycottées par les indépendantistes. L’avenir ne se construira pas à deux mais à trois. Toute solution unilatérale serait une chimère. J’ai insisté avec mes collègues sur la nécessité – au moment opportun – que le Sénat prenne toute sa place dans le processus de sortie de l’Accord. Le sens des responsabilités des sénateurs de toutes les sensibilités et leur connaissance du dossier calédonien constituent des atouts importants à ce moment là de notre histoire. Gerard Larcher nous a assuré de l’engagement du Sénat de la République ainsi que de sa disponibilité pour s’investir personnellement dans l’accompagnement de notre pays vers un nouvel avenir. Il nous a indiqué également que le rapport de la mission du sénat sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie serait rendu d’ici la fin du mois de novembre. Un rapport transpartisan qui pourrait constituer le point de départ d’une nouvelle vision pour l’avenir du caillou.

En savoir plus »
ACTUALITÉS

28 octobre 2022 – Une tribune sur la Nouvelle-Calédonie a été publiée aujourd’hui dans le Monde

Une tribune sur la Nouvelle-Calédonie a été publiée aujourd’hui dans le Monde : « En Nouvelle-Calédonie, l’Etat dans toutes ses composantes doit mener une action volontariste et impartiale ». Elle est signée par Hervé Marseille, Président du groupe auquel j’appartiens (Union Centriste) Philippe Bas, sénateur (LR), ancien président de la commission des lois, François-Noël Buffet, sénateur (LR), président de la commission des lois et Jean-Pierre Sueur, sénateur (PS), ancien président de la commission des lois, rapporteurs de la mission du Sénat sur l’évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie. Ces 4 collègues qui m’avaient auditionné en juin dernier rendront leur rapport fin novembre. Ils pointent la nécessité « de trouver ensemble les termes d’un accord, comme nos prédécesseurs ont su le faire dans le passé. » Ils insistent sur le fait « qu’une solution unilatérale ne pourrait être ni stable ni durable. » Ils appellent l’Etat « à une action volontariste et continuellement impartiale » car, « s’écarter de cette ligne de conduite reviendrait à prendre le risque d’une rupture du fragile processus de négociation. » Ils concluent en affirmant que « de nouveaux signes concrets prenant en compte l’identité propre de la Nouvelle-Calédonie devront être donnés tout en réaffirmant les liens qui, quelles qu’en soient les formes juridiques, l’attachent à la France ». Ils rappellent enfin que le Président Gérard Larcher « est prêt à accompagner ce processus ». Je partage en tous points cette excellente contribution au processus de sortie de l’Accord de Nouméa. TRIBUNE :  » La clôture du cycle référendaire prévu par l’accord de Nouméa a ouvert une nouvelle période de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie, malgré les contestations qui ont affecté le troisième scrutin. Ces consultations n’ont cependant pas épuisé les questions institutionnelles, et les incertitudes sur l’avenir demeurent nombreuses. La première ministre, Elisabeth Borne, a convié les parties calédoniennes à Paris le 28 octobre afin d’engager les discussions tripartites sur la méthode des négociations à venir. Cette démarche peut être utile si elle s’inscrit dans la recherche d’un dialogue apaisé et constructif. Nous l’appelions de nos vœux en juillet à la suite des nombreuses rencontres que nous avions menées sur place en juin avec l’ensemble des acteurs du territoire. C’est indispensable pour construire le « destin commun » auquel aspirent les Calédoniens. Il faut trouver ensemble les termes d’un accord, comme nos prédécesseurs ont su le faire dans le passé. Une solution unilatérale ne pourrait être ni stable ni durable. Or, pendant plusieurs mois, la confiance a été altérée par une série d’hésitations du gouvernement : l’identité du ministre compétent a fluctué ; le ministre des outre-mer a ensuite été placé sous l’autorité de celui de l’intérieur ; des déplacements ministériels annoncés ont été reportés. La représentante de l’une des parties en présence [Sonia Backès, présidente de la province Sud] a été nommée au sein du gouvernement. Des déclarations contradictoires ont récemment été faites au sujet du projet de référendum annoncé par le ministre Sébastien Lecornu pour l’été 2023 : le matin, on apprenait qu’il n’aurait pas lieu à la date prévue… et l’après-midi, que l’échéance serait respectée – ce dont il y a pourtant tout lieu de douter, compte tenu de la proximité de celle-ci. Face à l’occasion historique qui est offerte aux parties de renouer les fils longtemps distendus d’un dialogue attendu, l’Etat doit être à la hauteur de l’enjeu. Pour un consensus durable et apaisé Deux légitimités se font face, qu’aucun processus politique n’a permis, à ce jour, de concilier alors qu’il s’agit de faire vivre ensemble les citoyens d’une même terre qui ont tous vocation à participer à la construction de son avenir. Nous en sommes convaincus : le dépassement de ce face-à-face est possible à condition que l’Etat, dans toutes ses composantes, mène une action résolument volontariste et continuellement impartiale. Une action volontariste, car l’Etat ne peut considérer que son rôle dans ce dossier se limite à la seule convocation des acteurs locaux à Paris, sans ordre du jour clair. Son engagement dans l’accompagnement des acteurs en vue de faire émerger en leur sein un espace de négociation qui aboutisse à un consensus durable, apaisé et accepté par les populations calédoniennes dans leur diversité doit être total, continu et lisible, à Paris comme à Nouméa. Un accord entre les parties est une exigence incontournable, non seulement pour emporter l’adhésion des Calédoniens mais également pour que la représentation nationale accepte d’inscrire dans la Constitution les dispositions indispensables à sa mise en œuvre, faute de quoi il faut avoir le courage de dire que tout projet de référendum serait illusoire. Une action impartiale, car la confiance des acteurs dans le processus repose sur la conviction partagée que les moyens de l’Etat ne seront mis au service exclusif d’aucune des deux parties – ce qui n’a pas été le sentiment donné au cours des derniers mois quand un membre du gouvernement se révélait être à la fois juge et partie. L’impartialité ne se déclare pas, elle se prouve. Le gouvernement et l’Etat doivent en conséquence manifester, par des actes concrets et répétés, un positionnement irréprochable. S’écarter de cette ligne de conduite reviendrait à prendre le risque d’une rupture du fragile processus de négociation qu’il convient maintenant d’enclencher. Bâtir un édifice commun Les leçons du passé sont claires : seul un dialogue inscrit dans le temps avec des échéances concrètes – notamment sur la question sensible du corps électoral, mais aussi sur les grands enjeux économiques, sociaux et culturels – permettra d’avancer. Il sera également nécessaire d’envisager pour l’avenir les modalités d’exercice d’un droit à l’autodétermination qui ne saurait être écarté par principe. De nouveaux signes concrets prenant en compte l’identité propre de la Nouvelle-Calédonie devront être donnés tout en réaffirmant les liens qui, quelles qu’en soient les formes juridiques, l’attachent à la France. La reprise du dialogue entre l’Etat et chacune des parties n’est que la première pierre d’un édifice commun que nous devons bâtir ensemble dans les prochains mois, cimenté par la volonté de chacun et la conviction intime qu’un chemin vers une

En savoir plus »
ACTUALITÉS

25 février 2025 – Premier… ? Peuple premier ?

Emmanuel Macron, Président de la République, après le 3ème référendum : « A nous tous d’écrire notre histoire avec ambition et respect : une histoire qui se souvient, sans ambiguïté de ce qu’elle doit aux kanak, PEUPLE PREMIER, reconnu par l’Accord de Nouméa et dont la présence au sein de la communauté nationale, est une chance inestimable » (discours du 12 décembre 2021).Sonia Backes : « Nos adversaires politiques prônent une identité propre où le PEUPLE PREMIER, qu’ils représentent majoritairement, impose ses règles au-dessus de celles des autres » (Discours du 14 juillet 2024).Encore des irresponsables politiques qui ne savent pas que si on dit « Peuple premier », ça veut dire qu’il y a un peuple second…

En savoir plus »
ACTUALITÉS

25 février 2025 – REPLAY NC1ERE Phillippe DUNOYER

Philippe Dunoyer : « La Déclaration de politique Générale du Président du Gouvernement, Alcide Ponga, n’aborde même pas la question de la transformation du prêt de 120 milliards en subvention. C’est pourtant un élément déterminant pour les générations futures » Voir la vidéo :

En savoir plus »
ACTUALITÉS

24 février 2025 – Rencontre de Manuel Valls avec la brousse

Le ministre a rencontré la brousse calédonienne dimanche midi chez Ghislain Santacroce à Moindou. La brousse des pionniers, qui ont « participé, dans des conditions souvent difficiles (…), à la mise en valeur minière ou agricole (…) leur détermination et leur inventivité ont permis une mise en valeur et jeté les bases du développement » selon les termes du Préambule de l’Accord de Nouméa. La brousse des évènements des années 80, qui a été expulsée de la Côte Est dans des conditions souvent dramatiques et, qui, par son travail et sa sueur, s’est reconstruite sur la Côte Ouest. La brousse enfin des agriculteurs et des éleveurs, pas soutenue comme elle devrait l’être par les institutions du pays. C’est cette brousse là que le ministre a touché du doigt, qui porte pour une part l’âme du pays, et qui a pu s’exprimer avec sincérité auprès de Manuel Valls 2 heures durant. Un beau moment de vie et d’espoir.

En savoir plus »
ACTUALITÉS

22 février 2025 – Peuple premier, peuple second : Au secours !

Le PIB de la Nouvelle-Calédonie s’est contracté de 30%, 12.000 emplois ont été détruits, 11.000 salariés sont au chômage partiel, les recettes fiscales ont baissé de 30%, 10.000 calédoniens ont fui leur pays… et le débat porte sur les mots utilisés par le ministre des Outre-mer pour parler du peuple kanak… Il a osé dire « peuple premier »… ce qui veut dire qu’il y aurait un « peuple second »…. Au secours ! Les peuples autochtones, ou peuples indigènes, sont « les descendants de ceux qui habitaient dans un pays ou une région géographique à l’époque où des groupes de population de cultures ou d’origines ethniques différentes y sont arrivés et sont devenus par la suite prédominants, par la conquête, l’occupation, la colonisation ou d’autres moyens » ( Wikipedia). D’autres termes ont parfois été utilisés pour désigner le peuple autochtone : « peuple premier », « peuple racine », ou « peuple natif », succédant à l’appellation péjorative de « peuple primitif ». Donc oui, les kanak constituent le « peuple autochtone » ou « peuple premier » de ce pays. L’Accord de Nouméa – constitutionnalisé – ne dit pas autre chose en parlant du « peuple autochtone » : « Lorsque la France prend possession de la Grande Terre (..) le 24 septembre 1853 (….) elle n’établit pas des relations de droit avec la population autochtone (…). Or, ce territoire n’était pas vide. La Grande Terre et les îles étaient habitées par des hommes et des femmes qui ont été dénommés kanak. Ils avaient développé une civilisation propre, avec ses traditions, ses langues, la coutume qui organisait le champ social et politique (…) ». Et après avoir rappelé la présence d’un « peuple autochtone » l’Accord de Nouméa fait référence aux nouvelles populations venues en Nouvelle-Calédonie : « Les nouvelles populations sur le territoire ont participé, dans des conditions souvent difficiles, en apportant des connaissances scientifiques et techniques, à la mise en valeur minière ou agricole et, avec l’aide de l’Etat, à l’aménagement de la Nouvelle-Calédonie. Leur détermination et leur inventivité ont permis une mise en valeur et jeté les bases du développement(…) ». Et l’Accord de Nouméa de conclure : « Il est aujourd’hui nécessaire de poser les bases d’une citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie, permettant au peuple d’origine de constituer avec les hommes et les femmes qui y vivent une communauté humaine affirmant son destin commun ». Donc oui, il y a un peuple premier en Nouvelle-Calédonie. Et oui, de nouvelles populations venues de gré ou de force, d’Europe, d’Asie et d’Océanie ont fait souche ensuite dans ce pays. Et oui ,il nous appartient collectivement de favoriser l’émergence d’un Peuple calédonien. À quoi sert donc ce procès en sorcellerie fait au ministre des Outre-mer ?

En savoir plus »