Pour la première fois depuis 50 ans, le Ministre des Outre-Mer est un ministre d’État, l’un des quatre du gouvernement Bayrou, ce qui est une marque de considération majeure pour l’ensemble des collectivités ultramarines.
Pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, le Ministre des Outre-Mer est deuxième dans l’ordre protocolaire du Gouvernement, juste derrière la Ministre d’État chargée de l’Education Nationale, Elisabeth Borne, avant même le Ministre de la justice (Darmanin) ou le Ministre de l’Intérieur (Retailleau). C’est un honneur pour la France des Outre-mer d’être ainsi reconnu au plus haut niveau dans l’échelle des priorités gouvernementales.
Pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, le Ministre des Outre-mer est un ancien Premier Ministre de la France (2014-2016), ayant exercé pendant près de trois années, dans un contexte difficile (attentat du Bataclan etc ), les plus importantes responsabilités nationales.
Enfin Manuel VALLS, d’abord comme Premier Ministre, ensuite comme Président de la mission de l’Assemblée nationale sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie (20172018), a été très investi, aussi bien au niveau des comités des signataires, qu’en ce qui concerne le soutien financier massif apporté à la filière métallurgique calédonienne (640 millions d’euros – 77 milliards CFP – au profit de la SLN et de l’Usine du Sud en 2015).
Peut être que le discours qu’il a prononcé le 29 avril 2016, devant le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, trouve aujourd’hui, au lendemain de sa nomination, un écho particulier : « Tout le monde le sait ; tout le monde le dit, mais parfois mezza voce ; tout le monde interpelle l’État à ce propos pour qu’il prenne des initiatives en tant que partenaire. Mais tout le monde est-il prêt à assumer la part de risque qui lui revient ? A dépasser les bornes de ses intérêts de court terme ? A déployer la pédagogie nécessaire pour tuer toute tentation de démagogie ? »
Le nouveau Ministre d’État des Outre-mer prend ses responsabilités dans un contexte calédonien très dégradé au plan politique, mais encore plus au niveau économique et social. L’accompagnement de l’État est désormais une question vitale pour notre pays.






