30 juillet 2024 – FAKENEWS : NICO ET BEBÊTE, DEUX NOUVEAUX CHAMPIONS OLYMPIQUES CALEDONIENS !

On espérait beaucoup d’eux et une nouvelle fois, ils ne nous ont pas déçu !
D’abord, Nicolas Metzdorf, le transfuge de la province Nord désormais installé dans les quartiers sud de Nouméa, qui vient de se souvenir de l’Usine du Nord dans une déclaration que les analystes du LME continuent à décortiquer : « Ceux qui se sont opposés au pacte nickel ont clairement une responsabilité dans la fermeture de KNS (…) L’argent qui aurait été mis dans la subvention à l’énergie aurait permis à l’usine d’être compétitive ». Elisabeth Nouar n’est pas en reste : « ceux qui se sont acharnés à détruire le pacte nickel portent aujourd’hui une terrible responsabilité ».
Alors juste pour Nico et Bébête, on va faire un petit chapitre intitulé « Le nickel pour les nuls ».
1- Les industriels devaient prendre des engagements dans le pacte nickel, notamment investir dans l’outil de production. Or, il n’y a plus d’industriels : ERAMET ne veut plus financer et cherche à se barrer, Trafigura a déjà filé à l’anglaise et Glencore a mis KNS en sommeil depuis 6 mois et recherche un repreneur.
Donc pas d’industriels, pas d’engagements, pas d’investissements, pas de « pacte ».
2- Le problème N°1 des usines, c’est d’atteindre leur capacité de production nominale (révisée depuis lors) : jamais atteintes pour le Nord (28.000 tonnes maximum pour 60.000 tonnes prévues initialement), pour le Sud (37.000 tonnes maximum pour 60.000 tonnes initialement prévues), et pour la SLN (qui a perdu ces dernières années 30 à 40% de sa capacité de production traditionnelle). Ce sont les nouveaux repreneurs qui devront apporter les solutions industrielles et financières nécessaires.
3- La subvention à l’énergie prévue par le « Pacte nickel (20 milliards pour les 3 usines) » devait être financée par l’Etat (12 milliards)… et les calédoniens (8 milliards). Bébête et Nico faut rappeler ça aussi ! C’est un pansement sur une jambe de bois tant qu’il n’y a pas de repreneurs identifiés, que les investissements n’ont pas été réalisés, et que la capacité de production des usines n’a pas été atteinte.
4- Sur les financements qui devaient être apportés par l’Etat, ils l’ont été indépendamment du fait que le « pacte nickel » n’ait pas été signé malgré les injonctions du ministre de l’Economie et des finances sur le sujet :
⚠️ SLN a ainsi perçu, de janvier à juillet 2024, 19 milliards de Francs CFP de financements de la part de l’Etat ;
⚠️ Prony ressources a ainsi perçu un prêt de 18 milliards de Francs CFP, au cours du premier semestre 2024 ;
⚠️ Glencore a refusé l’aide que l’Etat s’était proposé de lui apporter (12 milliards) au motif qu’il devait s’engager à en réinvestir autant, condition qui n’a jamais été imposée ni à Eramet, ni à Prony Ressource…
Enfin rappelons que le pacte nickel s’était aussi un « open bar » pour les exportations de minerais brut y compris issues des réserves métallurgiques.
La seule solution durable pour l’avenir de notre filière nickel, consiste dans la signature d’un partenariat stratégique Europe/Nouvelle-Calédonie qui garantisse à nos usines un débouché pérenne, à l’instar de celui signé avec le Groënland, PTOM européen comme la Nouvelle-Calédonie.
Nous restons à votre disposition pour de plus amples informations…


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