
Le congrès de la Nouvelle-Calédonie a voté ce 10 janvier 2019 une délibération portant organisation de l’enseignement primaire de Nouvelle-Calédonie.
Dans le prolongement du « Grand débat sur l’avenir de l’école Calédonienne » initié en 2009 et du projet éducatif calédonien voté en 2016, l’objectif du texte est de garantir à tous nos jeunes, de 5 à 16 ans (âge de scolarisation obligatoire), les moyens nécessaires à l’acquisition du socle commun de compétences, fondé sur le partage de valeurs communes pour leur permettre la poursuite d’études, la construction d’un avenir personnel et professionnel et les préparer à l’exercice de la citoyenneté.
Deux ans de concertation
Ce texte est le fruit d’une large concertation menée depuis deux ans par la Direction de l’Enseignement de la Nouvelle-Calédonie (DENC) avec, notamment, les syndicats représentatifs de l’enseignement.
Le conseil consultatif de l’enseignement, qui regroupe les parents d’élèves, les syndicats et les institutions formant la communauté éducative a rendu à l’unanimité, le 6 décembre 2018, un avis favorable.
Une scolarité organisée en 4 cycles de la maternelle à la 3 ème.
Créant un socle de commun de connaissances, de compétences et de valeurs durant la scolarité, cette réforme organise la scolarité en quatre cycles de la maternelle à la 3ème :
– Cycle 1, dit « des apprentissages premiers », en section de maternelle,
– Cycle 2, dit « des apprentissages fondamentaux » CP, CE1, CE2,
– Cycle 3, dit « de consolidation », en CM1, CM2 et 6ème,
– Cycle 4, dit « des approfondissements », en 5ème, 4ème et 3ème.
« Enseignement complémentaire » et anglais obligatoire
La réforme créée également, dès le primaire, la notion d’ « enseignement complémentaire », qui vient s’ajouter aux enseignements disciplinaires. Obligatoire à raison d’1h30 par semaine, l’enseignement complémentaire permet de proposer aux élèves un accompagnement personnalisé, pour permettre à chacun « d’apprendre à apprendre », pour mieux surmonter les difficultés.
Le texte confirme également l’enseignement obligatoire de l’anglais (à raison d’1h30 par semaine) dans les cycles 2 et 3, pour permettre aux jeunes calédoniens de s’ouvrir sur le Monde.
Faisant suite aux fake news véhiculées par certains esprits mal intentionnés, nous tenons à préciser que le temps de récréation n’a pas été réduit. Les écoles bilingues Français/ Kanak ne sont pas une obligation: Il n’est en aucun cas prévu de généraliser ou d’imposer le dispositif.
Le travail réalisé ici par l’ensemble des acteurs de la communauté éducative, doit être largement salué : il s’inscrit parfaitement en phase avec « le développement du vivre-ensemble dans l’esprit de l’Accord de Nouméa » (Délibération n°106 du 15 janvier 2016 relative à l’avenir de l’école calédonienne). C’est un pas de plus qui est accompli pour que l’école du pays soit le creuset du destin commun comme l’école de la République a été le creuset de la nation.





