
29 mars 2024 – PACTE NICKEL
La responsabilité de l’Etat dans le désastre de l’Usine du Sud est immense Voir la vidéo complète :

La responsabilité de l’Etat dans le désastre de l’Usine du Sud est immense Voir la vidéo complète :

Le régime permettant la prise en charge par la Nouvelle-Calédonie des rémunération des salariés des sous-traitants du secteur minier et métallurgique a été adopté par le Congrès. 2600 salariés sont susceptibles d’être concernés, au titre des sous-traitants de KNS, de la SLN ou de PRNC. La rémunération prise en charge sera de 70% du salaire jusqu’à 2,5 SMG et de 100% du salaire au niveau du SMG. Le financement prévu par le Gouvernement est totalement insuffisant (440 millions F.CFP) alors que ce régime pourrait coûter 1 à 2 milliards par trimestre (soit 4 à 8 milliards F.CFP/an). Raison de plus pour la Nouvelle-Calédonie, qui doit assumer l’ensemble des dépenses liées aux conséquences sociales et économiques de la crise du nickel, de ne pas aller financer, à hauteur de 8 milliards F.CFP, le pacte nickel uniquement pour se substituer à ERAMET, qui refuse de soutenir sa filiale SLN. Voir la vidéo complète :

La responsabilité de l’Etat dans le désastre de la SLN est immense Voir la vidéo complète :

Les industriels ne s’engagent à rien Voir la vidéo complète :

Les Calédoniens sacrifiés sur l’autel de la défaillance des industriels et de l Etat Cliquez sur l’image pour avoir accès au document :

Le pacte nickel aurait dû faire du nickel calédonien « un enjeu stratégique majeur pour la France et pour l’Europe » (discours du Président de la République). Au lieu de cela, le pacte nickel qui nous est proposé prévoit que les industriels et les actionnaires s’engagent à investir dans l’outil de travail… alors que l’un s’est déjà évanoui dans la nature (Trafigura), et que les deux autres n’attendent que l’occasion de partir (Eramet et Glencore)… Au lieu de cela, on nous propose une contribution financière de l’Etat qui vise juste à faire les fins de mois des entreprises, ce qui est quand même la moindre des choses : N’est-ce pas ERAMET dont l’Etat est actionnaire à hauteur de 27% qui investit 240 milliards de FCFP partout dans le monde sauf en France dans la SLN ? N’est-ce pas l’Etat qui a validé le montage bidon de reprise de l’Usine du Sud avec TRAFIGURA, que nous avions dénoncé dès l’origine, montage qui a conduit PRNC à perdre 27 milliards quand TRAFIGURA en empochait 15 sur les 3 dernières années ? Mais l’Etat qui s’est révélé incapable d’imposer la moindre contribution aux industriels impose aux calédoniens 8 milliards par an d’impôts nouveaux alors que nous sommes dans l’incapacité actuellement de financer nos collectivités, le RUAMM, les hôpitaux, Enercal… L’Etat qui reprend aux institutions calédoniennes leurs compétences minières à l’instar des lois Billotes de 1969, dites « lois scélérates ». Des industriels qui n’investissent pas un rond dans leur usine, des institutions dépouillées de leurs compétences, des calédoniens pressurés de 8 milliards supplémentaires, voilà ce qui est appelé « Pacte nickel ». Ce sera sans nous. Voir la vidéo complète :

Philippe Dunoyer : « Il ne peut y avoir de solution durable sans un accord et il ne peut y avoir une solution unilatérale qui soit une solution durable ». Voir la vidéo complète :

Le projet de Pacte Nickel, définit un certain nombre « d’engagements réciproques de l’Etat, des autorités calédoniennes, des entreprises et de leurs actionnaires ». Examinons ces engagements : 1) LES ENGAGEMENTS DES INDUSTRIELS ET DES ACTIONNAIRES « Ces engagements sont valables pour PRNC, KNS et la SLN ». « Ils s’engagent à faire leurs meilleurs efforts pour atteindre à l’horizon 2027 la production nominale de chacune des usines (…), sur un plan de maîtrise des coûts et des gains de compétitivité comprenant notamment une modération salariale (…), à ne pas verser des dividendes (!!!)(…), à réaliser les investissements suffisants pour maintenir l’appareil productif à moyen terme, et/ou en investissant dans la modernisation des usines (…) » Or ces engagements n’ont strictement aucune valeur. Ils sont même totalement mensongers : Est-ce que l’usine du Nord est susceptible de prendre le moindre engagement alors qu’elle est mise en sommeil sur les 6 prochains mois et, que toutes les énergies de ses propriétaires sont orientées dans la quête d’un repreneur ? Est-ce que PRONY RESSOURCES est susceptible de prendre le moindre engagement alors que le partenariat avec TRAFIGURA devait permettre « de garantir la pérennité de l’entreprise», pour reprendre la formule du ministre de l’économie et des finances (Le Monde 31.03.2021) ? Alors que ce gros groupe financier, qui selon Sonia Backès et Nicolas Metzdorf devait nous permettre de construire « un nouveau modèle minier », s’est inscrit aux abonnés absents dès les premières difficultés ? Alors que l’Etat a nanti les ¾ des actions de l’usine (ce qui est une nationalisation déguisée…) en contrepartie du prêt de 18 milliards de francs qu’il a accordé ? Est-ce que ERAMET, qui n’a cessé de répéter qu’il ne financerait plus jamais sa filiale calédonienne (rapport trimestriel du 26.10.2023), va « prévoir des investissements suffisants pour investir dans la modernisation de l’usine » comme le pacte le prévoit… ? Alors même que sa présidente, Christel Bories a annoncé officiellement, que la Nouvelle-Calédonie « avait vocation à devenir un territoire purement minier »… ? Les engagements des industriels il n’y en a pas, contrairement à ce qu’avait annoncé Bruno Lemaire en affirmant que « l’Etat ne se substituera pas aux industriels ». (Réponse QAG 07.02.2023) Contrairement aux affirmations péremptoires de Sonia Backès selon laquelle : « Il reste plus de quarante milliards à financer et ce financement doit être fait par les industriels, que ce soit Eramet pour la SLN, Glencore pour l’usine du Nord et Trafigura pour l’usine du Sud” (NC1ère 19 janvier 2024). Les industriels ne mettent ni 40 milliards, ni 20 milliards, ni 10 milliards, ni 1 milliard. Ils ne mettent rien ! Les pseudos engagements des industriels et des actionnaires, exposés dans la première partie du pacte, sont juste là pour justifier les abandons de souveraineté législative, réglementaire et fiscale qui sont imposés à la Nouvelle-Calédonie et la contribution financière imposée aux calédoniens. 2) LES ENGAGEMENTS DE L’ETAT L’Etat s’engage à soutenir sur 10 ans un programme d’investissement, permettant la fourniture aux métallurgistes d’une énergie stable, fortement décarbonée à un prix compétitif. C’est effectivement un investissement indispensable. Mais aucun chiffre, aucun calendrier n’est précisé… Il s’engage également à instaurer « un mécanisme de subvention à l’énergie pour les sociétés métallurgiques, afin de réduire sans attendre leur déficit de compétitivité internationale (…) Subvention cofinancée avec les collectivités de Nouvelle-Calédonie ». C’est la moindre des choses que l’Etat s’engage à accompagner la filière métallurgique calédonienne : N’est-ce pas l’Etat qui est actionnaire d’ERAMET à hauteur de 27% et qui a laissé des intérêts privés du groupe prendre le leadership au détriment de l’intérêt général et au détriment de la SLN, ce que nous avons dénoncé de longue date ? N’est-ce pas l’Etat qui a validé le montage bidon de reprise de l’usine du Sud avec TRAFIGURA, que nous avions dénoncé dès l’origine, montage qui a conduit PRNC à perdre 27 milliards quand TRAFIGURA en empochait 15 sur les 3 dernières années ? N’est-ce pas de la moindre des responsabilités de l’Etat que d’assumer ses errements ? 3) LES ENGAGEMENTS DE LA NOUVELLE-CALEDONIE Des abandons de souveraineté en matière minière pour « ouvrir temporairement l’exportation de minerai brut des réserves géographiques métallurgiques de Goro, de Koniambo et de Tiebaghi, dans la limite de 1M de tonnes par an pour chacune de ces réserves » (…) ainsi qu’une libéralisation du régime des exportations. Pourquoi faire ? Pour permettre à la SLN d’exporter les minerais de Tiebaghi, KNS ayant indiqué qu’il n’était pas intéressé pour exporter et l’usine du Sud étant dans l’incapacité totale de réaliser les investissements nécessaires pour permettre d’éventuelles exportations… Des abandons de souveraineté en matière fiscale puisque la Nouvelle-Calédonie devra renoncer « à toutes mesures susceptibles d’accroitre les charges ou de diminuer les recettes des entreprises métallurgiques (…), en suspendant la mise en œuvre du régime spécial de l’amodiation (…), en instaurant un bouclier fiscal rétroactif au 1er janvier 2023 » (taxe sur les exportations et redevance d’extraction) et « en s’abstenant de soutenir tout texte législatif ou réglementaire venant alourdir la charge administrative et financière » les concernant. Une contribution de 8 milliards par an de la Nouvelle-Calédonie au « mécanisme de subvention à l’énergie dès 2024, financée notamment par des recettes supplémentaires de TGC ». L’Etat qui s’est révélé incapable d’imposer la moindre contribution aux industriels y compris à ERAMET dont il est actionnaire, impose aux calédoniens 8 milliards de fiscalité nouvelle qui se surajouteront aux 20 milliards d’exonérations que le pays accorde chaque année au secteur métallurgique et minier. Rappelons que « Le montant des exonérations douanières accordées au secteur de la mine et de la métallurgie ces 7 dernières années est de 85,4 milliards de francs (…) et de 34.3 milliards de francs d’impôts et taxes sur 6 ans au titre du régime de stabilité fiscale » soit, un total de 120 milliards sur 6 à 7 ans. (Source DSF 21.04.2022) Des institutions dépouillées de leurs compétences à l’instar des lois Billotes de 1969 dites « lois scélérates »

L’Assemblée Nationale vient d’adopter le report de la date des élections provinciales au 15 décembre 2024 au plus tard. Une décision qui donne le temps aux discussions tripartites de s’ouvrir pour la négociation d’un nouvel accord global et consensuel. Un consensus que toutes les formations politiques comme le Gouvernement ont appelé de leur vœu en séance. A nous de faire fructifier ce temps supplémentaire.

Philippe Dunoyer, député rapporteur du projet de loi organique portant report des élections provinciales au plus tard le 15 décembre 2024 : « Le consensus pour la sortie de l’Accord de Nouméa demeure une priorité absolue ». Voir la vidéo complète :

Étape 1 La commission des lois a examiné hier et a donné un avis favorable au projet de loi organique qui décale les élections provinciales au 15 décembre 2024. L’occasion pour moi en tant que rapporteur de présenter les deux enjeux de ce texte : donner le temps nécessaire au dialogue préalable à la construction d’un accord global consensuel (objectif revendiqué par l’ensemble des partenaires) et donner le temps nécessaire aux opérations de modification du corps électoral. Étape 2 Lundi prochain avec l’examen du texte dans l’hémicycle.

Le sénateur Robert XOWIE s’est interrogé publiquement sur ma nomination comme rapporteur du projet de loi organique reportant la date des élections provinciales. J’ai tenu à lui répondre par le communiqué ci-dessus

L’Assemblée Nationale a adopté une proposition de loi réduisant et encadrant les frais bancaires sur les successions avec pour effets : plus de frais lors du transfert aux héritiers des montants sur les comptes du défunt lorsqu’il est mineur, plus de frais lorsque l’héritier apporte à la banque la justification de ses droits, plus de frais si les avoirs sur les comptes ne dépassent pas 600 000 FCFP. Dans les autres situations, les frais seront plafonnés par décret. J’ai déposé un amendement afin de rendre applicable en Nouvelle-Calédonie cette loi qui viendra soulager les familles endeuillées, notamment les plus modestes ou frappées par la perte d’un enfant. C’est désormais chose faite après l’adoption de mon amendement à l’unanimité.

Par 780 sur 925 voix possibles, le Parlement réuni en congrès a fait du 4 mars 2024 une date historique. Historique pour la liberté – fondamentale – des femmes de disposer de leur corps, sur le chemin de l’égalité réelle entre femmes et hommes et dans un élan de fraternité avec toutes les femmes (afghanes, iraniennes, nigérianes, malgaches, égyptiennes, nicaraguayennes, brésiliennes, libyennes, ougandaises, polonaises, vénézuéliennes, syriennes, hongroises, …) pour qui ce droit n’est encore qu’un espoir et un combat. Ce 4 mars 2024, la France est devenu le premier pays au monde à inscrire dans sa Constitution la garantie de pouvoir recourir à l’IVG pour chaque femme qui le décide. 50 ans après être montée à la tribune de l’Assemblée Nationale pour défendre la création de ce droit, Simone VEIL était dans l’esprit et le cœur de chacune et chacun des 780 parlementaires qui ont choisi de le constitutionnaliser. Ce vote symbolise surtout la victoire de toutes les femmes qui se sont battues, parfois au prix de leur vie, pour que leur soit reconnu le droit de choisir leur destin. Un vote pour les femmes, pour leurs droits, pour toujours. Voir la vidéo complète :